Ce n’était donc qu’une question de temps, l’enseigne Surcouf vient de confirmer sa mise en redressement judiciaire. Cette annonce fait suite à la rupture de son crédit-fournisseur qui lui permettait d’assurer son ré-approvisionnement auprès de ses partenaires.

Cette annonce n’est pas véritablement une surprise, la société avait déjà connu un plan social en Avril 2010 suite à une restructuration voulue par le nouvel acquéreur Hugues Mulliez qui avait racheté le groupe pour un Euro symbolique à PPR en 2009.

3 ans plus tard donc, les errements stratégiques, la politique de vente imposée aux vendeurs mais aussi et surtout le basculement vers un système informatique défaillant et dont le déploiement a été tout sauf encadré ont eu raison du modèle économique revu et corrigé par Hugues Mulliez.

La société qui emploie actuellement 472 personnes dans 6 magasins avait déjà fermé ses enseignes de Belle-Epine (Banlieue parisienne) et Strasbourg pour faire face à des pertes records : 34 millions sur l’exercice 2010-2011.

Les syndicats et le Comité central de la société soulignent les fautes graves commises par la direction : les 174 licenciements intervenus en 2010 ont vu le remplacement de personnel qualifié par des stagiaires ou de jeunes cadres en CDI possédant peu ou pas d’expérience terrain assorti d’une méconnaissance du secteur High-Tech.

Dans le cadre de cette procédure de redressement judiciaire, la société n’a que 6 mois pour mettre en place un plan de redressement afin de poursuivre ses activités.

Dans un communiqué officiel, l’enseigne précise que les ventes et et les livraisons continueront normalement durant cette période.

Des informations en provenance de la société indiquent que la direction souhaite également faire évoluer le modèle économique vers un mode de fonctionnement à base de bornes de commande à l’instar de Grosbill. Rappelons que Hugues Mulliez, par le biais de son groupe Young’s détient également des parts dans l’enseigne… Grosbill.