Après avoir fait trembler la France, la Hadopi s’apprête à traverser l’Atlantique pour s’installer aux États-Unis. En effet, une riposte graduée pour les téléchargements illégaux sera mise en place au pays de l’oncle Sam dès le mois de juillet prochain.

Nommée, Center of Copyright Information (CCI), cette autorité privée inspirée par notre Hadopi nationale, sanctionnera les « téléchargeurs » par des emails de rappel à la loi et des réductions drastiques de débit au bout de cinq avertissements. Pas de coupure internet ici, mais un questionnaire sur le droit d’auteur à remplir pour le contrevenant avant de continuer à naviguer sur le web.

Le CCI sera composé de dix membres exclusivement issus de FAI et de l’industrie culturelle, et en plus de la mission de répression, elle devra informer les Américains sur le droit d’auteur et la violation de la propriété intellectuelle.

Après les affaires SOPA, PIPA, Megaupload et la traque de sites jugés illégaux, les États-Unis continuent leur croisade contre le piratage, bien décidés de tenter de préserver un modèle de consommation depuis longtemps obsolète.

CCI ou non, le piratage continuera d’exploser si l’industrie culturelle ne respecte pas un minimum le consommateur en repensant tout son système économique (et en proposant plus de qualité).

En France, l’Hadopi avait fait grand bruit à sa sortie, et les élections présidentielles sont l’occasion de remettre cartes sur table en ce qui concerne le téléchargement illégal. Le site matière primaire a réalisé une infographie très instructive sur les différentes propositions des candidats en ce qui concerne l’Hadopi. Affaire à suivre.