Deadpool, c’est un peu le blockbuster sorti de nulle part, celui que plus personne n’attendait. C’est un projet de longue date pour lequel Ryan Reynolds, qui a déjà interprété le rôle dans le passé (X-Men Origins : Wolverine), attachait énormément d’importance. Sincèrement, on a eu peur que le long-métrage réalisé par Tim Miller, jusque-là surtout connu pour être superviseur des effets spéciaux dans Scott Pilgrim, ne prenne pas en compte les erreurs faites par certains de ses prédécesseurs. Puis, on a découvert les premières bandes-annonces qui, il faut bien l’avouer, donnaient sacrément envie d’en voir plus.

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Une adaptation fidèle ?

On vous en parlait dans un dossier récemment, mais Deadpool c’est clairement LE personnage Marvel mercenaire et anti-héros par excellence (à l’instar de The Punisher). C’est quelqu’un qui n’est pas intéressé par le « super-héros system » et qui veut rester seul tant qu’il le peut. Il est surtout connu pour être très violent et être le second plus gros tueur de l’univers des Comics (36 meurtres) derrière Wolverine (48) et devant le Punisher (34). Alors ce que nous pouvions craindre, comme cela a plus ou moins été le cas pour les films avec Wolverine, c’est que le film fasse l’impasse sur le côté sanguinaire et violent et préfère opter pour des combats classiques dans le but de rester tous publics. Mais c’est là que l’on trouve la première grande force de ce long-métrage : il est extrêmement fidèle à son oeuvre d’origine.

Que ce soit dans son esthétique, dans les choix scénaristiques ou dans son rythme, on a véritablement l’impression d’être en face d’une version animée du comics créé par Rob Liefeld et Fabian Nicieza. Le film démarre à 100 à l’heure et ne lâche que très rarement le spectateur, enchaînant habilement courses poursuites, combats, séquences importantes dédiées à l’histoire et blagues percutantes. Les dialogues de Deadpool sont d’ailleurs très réussis et, si je ne l’ai pas vu en VF, je ne peux que vous conseiller d’aller le voir en VO, certaines vannes étant tordantes. La véritable force du film ? Avoir réussi à être violent, drôle et touchant à la fois. Un trio d’adjectifs qu’on ne retrouve que rarement dans les autres productions estampillées Marvel, ces dernières années.

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Un casting à la hauteur

Deadpool est bien évidemment porté par son acteur principal, le beau garçon d’Hollywood, je parle bien évidemment de Ryan Reynolds. Alors, était-ce une bonne idée de reprendre l’acteur qui avait été ouvertement critiqué après sa première apparition en tant que super héros masqué mais aussi après le très moyen (voire mauvais) Green Lantern ? La réponse est OUI. L’acteur est simplement parfait dans ce rôle qui lui colle, autant le dire, bien à la peau (et à la bouche surtout). Comme il nous l’expliquait en interview, les deux ne font qu’un et il est déjà arrivé que Deadpool parle de lui dans les comics et vice-versa. C’était donc une évidence que ce soit lui qui l’incarne et personne d’autre. Et on ressent véritablement que ce personnage est le bébé de l’acteur, une sorte d’exutoire avec lequel il devient celui qu’il rêve d’être.

Pour le reste du casting, on retrouve notamment Morena Baccarin (Homeland) dans le rôle de Vanessa Carlysle / Copycat, Ed Skrein (Le Transporteur : Héritage et Game of Thrones) dans le rôle du bad guy Ajax et T.J. Miller (Transformers, Les voyages de Gulliver) dans le rôle du bon pote marrant, Weasel. Tous les trois apportent leurs forces au film et on retiendra surtout qu’Ed Skrein est enfin à la hauteur après un Transporteur compliqué. Il est à noter également que deux X-Men sont au casting : Negasonic Teenage Warhead, un personnage créé au début des années 2000 et le plus connu Colossus. Leur intérêt est réel puisque que, comme dans le comics original, ils viennent en aide à Deadpool dans un but précis qui pourrait nous valoir par ailleurs quelques suites de haut niveau.

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Un coup de katana dans les yeux

Deadpool m’aura aussi marqué pour une chose : ses combats. Les chorégraphies sont spectaculaires, les effets spéciaux de bonne qualité et le rendu réaliste très attrayant. Les producteurs et le réalisateur n’ont, comme je l’évoquais plus haut, pas voulu tourner un film tous publics dans le sens pur du terme. C’est-à-dire que oui, vous verrez du sang, des démembrements ou des décapitations et oui, vous entendrez des blagues crues et spécialisées dans le bas du ventre.

Le film ne sera certainement pas pour votre enfant de 8 ans, mais les adolescents, jeunes adultes et papas fans de films de super héros risquent bien de passer une heure et quarante cinq minutes de pur bonheur. Deadpool relève parfaitement le défi de bombe visuelle en restant simple mais en nous donnant des coups parfaits aux yeux, pile aux bons moments.

DEADPOOL Ryan Reynolds is Marvel Comics’ most unconventional anti-hero, DEADPOOL. Photo Credit: Joe Lederer TM & © 2015 Marvel & Subs.  TM and © 2015 Twentieth Century Fox Film Corporation.  All rights reserved.  Not for sale or duplication.

On vous le dit sincèrement, Deadpool est une véritable claque. Que ce soit d’un point de vue purement technique et visuel, le film nous offre bien plus que ce que l’on pouvait espérer et le fait que les producteurs (dont fait partie Ryan Reynolds) mais aussi le réalisateur, Tim Miller, aient pris le risque de nous offrir une véritable adaptation extrêmement fidèle à l’oeuvre originale, est une grande satisfaction.

Que vous aimiez le personnage créé par Rob Liefeld et Fabian Nicieza depuis ses débuts ou que vous soyez un néophyte en manque de sensations fortes et de vrais films boostés à l’adrénaline, Deadpool est LE film de super héros à aller voir et ce, dès le mercredi 10 février.

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