99,9% des malwares mobiles ciblent Android

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Par Gregori Pujol le

Les chevaux de Troie sur smartphones représentent 63,6% des attaques mobiles selon une récente étude de Kaspersky Lab.

Android et iOS se partagent le marché des smartphones et des tablettes. Selon IDC, ces systèmes d’exploitation dominent à eux deux 91,1% du marché des smartphones, avec une part de marché supérieure à 70%, Android se retrouve en tête suivi par l’iOS d’Apple loin derrière, autour de 21%. Sur les tablettes également, Android est numéro un depuis 2013. Au premier trimestre, la proportion des tablettes Android a atteint 56,5%, et les iPad représentent environ 40% du marché. La popularité des systèmes Android a cependant son revers : selon Kaspersky Lab, 99,9% des malwares mobiles ciblent le système de Google.

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En effet, les malwares mobiles se développent très rapidement. Durant la seule année 2012, Kaspersky Lab a découvert un plus grand nombre d’échantillons qu’au cours des sept dernières années. À l’heure actuelle, on dénombre 553 familles de malwares mobiles et quelques 70 000 variantes.

En outre, les chiffres montrent que les installations frauduleuses de chevaux de Troie sur les Smartphones représentent à elles seules 63,6% des attaques sur ces terminaux selon une étude Kaspersky Lab publiée en mai 2013 sur « Développement des menaces informatiques au premier trimestre 2013 » et ne sont donc plus réservées aux ordinateurs. Ces stratagèmes, apparaissant sous diverses formes dont le très connu SMS surtaxé, ont tous en commun un double objectif : tromper l’utilisateur et « voler » les données confidentielles dont notamment les mots de passe et numéros PIN – pour mieux les transmettre aux criminels. Plusieurs buts finaux se cachent derrière ces attaques : soutirer un maximum d’argent ou de données, télécharger d’autres logiciels malveillants ou bien permettre à un pirate d’accéder à distance à un système, et ce à l’insu des victimes.

Ainsi, les chevaux de Troie peuvent aussi être présents sous les traits d’applications utiles et inoffensives parfois même sous forme de nouvelles versions d’applications populaires (Skype, Angry Birds…) qui sont souvent téléchargées ailleurs que sur les boutiques officielles.