Une histoire d’impédance
Choisir un casque audio qui convient parfaitement à son usage requiert avant tout quelques notions d’électricité très simples aux premiers abords. Elles sont relatives aux impédances d’une part de l’amplificateur qui va « piloter » le casque et d’autre part de celle présentée par le casque et donnée par le constructeur.
L’impédance est une notion électrique qui s’exprime en ohms (ou Volts/Ampères). Elle traduit la propension du circuit électrique à empêcher le courant de le traverser. Plus l’impédance est élevée, moins il y aura de courant qui la traversera à tension à ses bornes égale.
Elle peut être de plusieurs natures : purement résistive, sa valeur sera constante quelle que soit la fréquence, capacitive, sa valeur diminuera lorsque la fréquence augmentera ou encore inductive : sa valeur augmentera avec la fréquence. C’est un nombre complexe (qui devient réel si l’impédance est uniquement résistive).
Pour résumer, retenez simplement que plus l’impédance est élevée, plus elle s’oppose au courant qui la traverse (à tension égale). L’impédance d’un casque est généralement assez compliquée et met en oeuvre résistance, capacité et inductance formant un réseau. Le constructeur la précise généralement à une fréquence de 1 kHz. Elle caractérise le comportement électrique de la bobine mobile de l’écouteur et du couplage magnétique entre cette bobine et l’aimant qui se trouve dans le casque.

Pour un appareil fonctionnant sur batterie, il conviendra de sélectionner un modèle avec une impédance inférieure à 100 ohms (généralement 8, 16, 32 ou 64 ohms).
Plus l’impédance sera élevée, plus la source (l’amplificateur) devra être alimentée avec une tension élevée, et plus l’impédance sera faible, plus elle pourra être alimentée avec une tension faible, mais nécessitera plus de courant.
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