Axelle Lemaire : des domaines de compétences élargis

Général

Par Elodie le

Nouvellement installée dans son fauteuil de Secrétaire d’État au Numérique, Axelle Lemaire a vu ses prérogatives élargies par rapport à celle qui l’a précédée. Bonne nouvelle ?

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Si le monde numérique a le vague à l’âme suite au remaniement qui a vu Fleur Pellerin être exilée au Commerce Extérieur, celui-ci devrait se réjouir de voir leur nouvelle représentante jouir de prérogatives élargies. Le changement de dénomination de son poste n’est donc pas uniquement là pour marquer un remaniement mais bien de nouvelles attributions.

Publié mercredi 30 avril au Journal Officiel, le décret précise en son article 1er qu’Axelle Lemaire devra traiter « les questions relatives au développement de l’économie numérique, en ce qui concerne notamment les infrastructures, les équipements, les services et les usages numériques ».

Par ailleurs, contrairement à Fleur Pellerin qui se voyait cantonner au rayonnement du secteur numérique français notamment (débloquer des leviers dans des perspectives économiques), la Secrétaire d’État au Numérique aura de nouveaux terrains d’actions. En effet, outre la charge, « en lien avec les autres ministres concernés », de traiter « les questions relatives à la promotion et à la diffusion du numérique, aux contenus numériques, à la politique de données numériques et d’inclusion numérique », l’ancienne Secrétaire nationale du PS aux droits de l’Homme devra traiter des questions « relatives aux droits et libertés fondamentaux dans le monde numérique et à la sécurité des échanges, des réseaux et des systèmes d’information ».
Vaste chantier en perspective donc mais surtout crucial à l’heure actuelle dans un contexte où NSA, Loi de programmation militaire et virus d’ampleur attisent les questionnements et indignations.

De nouvelles attributions dont Axelle Lemaire s’est d’ores et déjà saisie puisque lors de sa 1ere interview accordée au Point, celle-ci n’a pas caché son opinion sur ce que devrait être la gouvernance et la neutralité du web :

« Je suis favorable à une neutralité qui est clairement affirmée et dont le principe s’applique aux réseaux comme aux grandes plateformes de services. »
Sur la gouvernance du Net «nous [La France] soutenons le modèle multi-acteurs qui associe gouvernements, entreprises et société civile »

Avec ces nouvelles attributions, on peut supposer qu’elle aura donc différents chantiers sur lesquels travailler en collaboration avec diverses institutions – et ministres – telles que le CSA-Hadopi (avec le projet de loi Création d’Aurélie Filippetti) ou la CNIL (concernant les données personnelles et l’Open Data notamment). Il ne serait pas non plus surprenant qu’Axelle Lemaire et Fleur Pellerin soient amenées à travailler ensemble sur la French Tech, la première devant également veiller « au développement des entreprises et des acteurs français du numérique. »

En revanche, concernant la Loi de programmation militaire, qui avait vivement inquiété les acteurs du numérique, réveillant le spectre d’un PRISM à la française, il est trop tard, elle est déjà promulguée