[Sélection maison] Nos 10 jeux préférés de l’E3 ne sont pas ceux que vous croivez !

Par Gaylord le

À les écouter, l’E3 se résume à trois challengers. Allez, disons six éditeurs si on se laisse happer par les plus imposants blocs de sons et de lumières qui jonchent les allées sud et ouest du Convention Center. Les files d’attente en témoignent, on ne parle pas d’effervescence pour rien. Mis à part des titres surmédiatisés comme Destiny, Sunset Overdrive ou Smash Bros, peut-on compter sur des choses un poil plus surprenantes ? Oui, et on va vous montrer ce que cette édition 2014 avait réellement dans le ventre.

The Binding of Isaac: Rebirth

rebirth

Pas besoin de vous refaire un topo sur The Binding of Isaac, vous connaissez déjà notre amour immodéré pour la création d’Edmund Mc Millen. Sachez seulement que la version Rebirth qui se dévoilait sur le stand Sony réajuste une structure bien connue des fans à coups de salles étirées, de nouveaux pouvoirs à appréhender et de pixels sexy. Juste ce qu’il faut pour que l’on se sente à nouveau complètement perdu comme au premier jour. On avait même la chance de tâter enfin le mode en coopération. En deçà de mes espérances, le second joueur se limite au contrôle d’un familier disposant d’un seul coeur et tirant lui aussi dans les quatre directions. Ce qui en langage Isaac promet tout de même de sacrées tranches de rigolades et de combinaisons improbables.

isaac rebirth

The Binding of Isaac: Rebirth est prévu sur Playstation 3, Playstation 4, PS Vita et Steam (PC, Mac). Aucune date de sortie annoncée, ce n’est pas faute d’avoir posé la question chaque jour, huit fois, à deux des devs présents sur le stand.

To Leave

to leave

Cette année encore, Nintendo et Sony vivaient le salon côte à côte, une poignée de mètres séparant les Amiibo du Project Morpheus. Entre les deux, une flopée de PS Vita boudées, dotées pourtant de jeux intéressants. To Leave en faisait parti et nous proposait de diriger une porte volante transportant un garçon à travers des niveaux sinueux. La simplicité des contrôles rappelle un Jetpack Joyride auquel on aurait ajouté de vraies phases d’exploration. To Leave charmait surtout grâce à des animations super soignées et une exigence hors norme.

Aucune date de sortie annoncée, le jeu de Freaky Creations est prévu sur Playstation 4 et PS Vita en cross-platform, sans oublier Steam (PC, Mac et Linux).

Earth Night

earth night

Manette en main sur l’unique démo de ce jeu sur le stand Sony, les développeurs de Cleaversoft postés près de moi entonnaient en coeur d’un « jeu facile à prendre en main mais difficile à maîtriser ». Mentalement je hausse très fort les sourcils, puis les secondes passent et je constate mon erreur de jugement. Earth Night rappelle Tiny Wings dans ses phases de plongée et de montée en puissance. Rien à voir côté ambiance, on tape ici dans la catégorie du « runner psychédélique aux graphismes peints à la main sur dos de vilains dragons ». À noter que les deux personnages jouables renouvellent agréablement un type de jeu qui peut vite, très vite, tourner en rond.

Earth Night arrivera « quand il sera prêt », d’abord sur Playstation 4, puis ensuite sur PS Vita, Steam (PC, Mac), iOS et Android.

Murasaki Baby

murasaki baby

Parmi la flopée d’indies on échappe pas à quelques expériences étranges, et Murasaki Baby entre à pieds joints dans cette catégorie. Fun fact pas si fun, il s’agissait de l’un des seuls jeux présentés à ne pas oublier le double pavé tactile de la PS Vita. Entièrement jouable aux doigts, le but est de guider une petite fille en sanglots dans un univers « à la Tim Burton » en lui prenant la main, en la traînant de force par moments. De temps en temps on s’arrête pour manipuler le décor, éliminer quelques menaces et jouer avec les intempéries pour résoudre les énigmes. Mention spéciale pour les sanglots du bébé, j’en tremble encore.

Si tout se passe bien, Murasaki Baby devrait arriver d’ici la fin de l’année sur PS Vita.

Metrico

metrico

Certains jeux n’oublient pas que pour être « concept », il ne suffit pas de proposer des graphismes à contre courant ou une bande-son exagérément rétro. Prenez Metrico par exemple qui, sous ses aspects de platformer épuré, propose un gameplay mêlant énigmes et die & retry sur fond de graphiques Powerpoint. Plus proche du casse-tête que du saut d’obstacle, ce sont les déplacements et les sauts du joueur qui déterminent la forme et la hauteur des plate-formes à gravir. On passe un très bon moment à échouer, à tenter de comprendre le mécanisme d’un tableau, complètement happé par l’ingéniosité du game design. Mon coup de cœur de cet E3.

Metrico devrait arriver sur le store de la PS Vita avant la fin de l’année, sans plus de précisions.

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stopwatch 7 min.