Facebook : « l’apologie de la violence est totalement interdite »

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Par Elodie le

L’utilisation croissante des réseaux sociaux voit apparaître de nouveaux comportements, phénomènes et polémiques. Cette année 2014 fut particulièrement prolifique, l’actualité faisant son oeuvre. Dans une interview donnée au Figaro, Monika Bickert, responsable monde du contrôle des contenus sur Facebook, revient sur les règles qui régissent la plateforme et les différents thèmes qui l’ont animée : djihad, nudité/allaitement, pseudonymes.

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Djihadisme

Alors que Facebook et Twitter se demandent encore comment juguler la propagande terroriste sur leur plateforme, servant de vitrine et de centre de recrutement aux djihadistes, ces derniers ont déjà commencé à migrer vers un autre réseau social : Diaspora. Cependant, Facebook reste un outil privilégié pour eux. Pour Monika Bickert, il est nécessaire de faire la différence avec les contenus choquants qui sont aussi le reflet de l’actualité tant que ceux-ci ne font pas « l’apologie de la violence » ce qui est « totalement interdit » :

De nombreux événements difficiles ont lieu chaque jour dans le monde, et certains de nos utilisateurs veulent y sensibiliser leurs amis. C’est pourquoi nous autorisons le partage des contenus choquants tant que ce n’est pas dans le but de célébrer la violence

Elle compte ainsi sur la communauté Facebook (qui compte 1.32 milliards de personnes) pour signaler tout abus qui sera ensuite analysé par une équipe (polyglotte, composée de plus de 100 personnes et basée à Dublin en Irlande) spécialement formée dans ce but. Pour la France, Facebook discute avec des associations telles que la « Licra, UEJF, SOS Racisme, SOS Homophobie ou e-Enfance ».

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Nudité

Facebook est connu pour avoir une politique sur la nudité très américaine, c’est-à-dire puritaine dans son esprit. Ainsi, le moindre bout de peau peut se retrouver censuré alors même qu’il s’agit d’une œuvre mondialement connue (cf L’origine du monde de Courbet ou la Vénus de Milo). Pourtant la responsable contenu affirme : « Sur Facebook, on peut poster des images de sculptures ou de tableaux représentants des gens nus sans souci. Les utilisateurs sont aussi autorisés à partager des photos d’allaitement ou après une mastectomie ».

Cette année, la plateforme s’est distinguée en censurant plusieurs photos de mères en train d’allaiter. Face au tollé suscité, la firme de Palo Alto a fait marche arrière.

Pseudonyme

Alors que Facebook interdit l’usage des pseudonymes sur sa plateforme, la compagnie l’a autorisé pour ses utilisateurs transgenres mais cela reste l’exception :

Cela ne signifie pas pour autant que nous autorisons les pseudonymes. Sur Internet, il existe différentes plates-formes pour différentes manières de communiquer. Facebook est un endroit où l’on utilise sa véritable identité pour discuter avec les personnes que nous connaissons dans la vraie vie, tout en garantissant notre vie privée grâce aux paramètres de confidentialité.

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