Encore une fois l’UFC-Que Choisir pointe du doigt la qualité du réseau 3G et 4G des opérateurs mobiles

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Par Gregori Pujol le

Un an après sa dernière enquête, l’UFC-Que Choisir a récemment publié sa nouvelle étude sur la qualité de la 3G et teste également la qualité de service de la 4G. Sur la base de plus de 10 000 données récoltées, l’UFC-Que Choisir dresse des constats accablants qui l’amènent à réaffirmer l’urgence à faire toute la lumière sur les origines des restrictions sur la 3G et mettre en place des critères de qualité assurant les consommateurs de pouvoir utiliser dans les meilleures conditions les technologies mobiles sur l’ensemble des zones où elles sont prétendument disponibles.

4gg


Qualité de la 3G : l’anormal maintien de restrictions sur l’itinérance

Les tests de l’UFC-Que Choisir sur la 3G indiquent des différences importantes sur les qualités de service proposées par les quatre opérateurs de réseau. Orange tire clairement son épingle du jeu (taux de qualité de 87,6%), devant Bouygues Telecom (83,3%). SFR (76,4%) monte sur la troisième marche du podium en montrant régulièrement des signes de faiblesses particulièrement marqués. Free Mobile (65,0%) offre la qualité de service la plus faible. A ce propos, l’UFC-Que Choisir déplore la persistance criante de la faible qualité de service des clients de l’opérateur dès qu’il leur faut passer par l’itinérance Orange. En effet, un test séparé de la qualité de service 3G proposée par Free Mobile, selon qu’elle soit issue de son réseau propre ou de l’itinérance Orange démontre de fortes différences qualitatives. Concrètement, par exemple sur le streaming vidéo, gourmand en bande passante, un abonné naviguant via l’itinérance aura 6 fois moins de chance de pouvoir l’utiliser dans de bonnes conditions que s’il passe sur le réseau propre de l’opérateur ! Dénoncée année après année par l’UFC-Que Choisir, cette anomalie apparaît désormais comme totalement structurelle.

4G : quand la disparité géographique s’ajoute à la disparité entre opérateurs

Comme sur la 3G, les relevés de l’association sur la 4G mettent en lumière d’importants écarts qualitatifs entre opérateurs. Orange arrive en tête (avec un taux de qualité de 90,2%) devant Bouygues Telecom (84,6%), Free Mobile (78,9%) et SFR (72,1%). Mais les différences sont également géographiques : la qualité de la 4G est en effet corrélée à la taille des villes que nous avons auditées (Aix-en Provence, Bordeaux et Paris). Ainsi, alors qu’à Paris le débit médian en téléchargement est de 35,1 Mbit/s, il tombe à 28,3 Mbit/s à Bordeaux pour chuter à 12,1 Mbits/s à Aix-en-Provence. Cette baisse en débit est constatée, à des degrés divers, chez l’ensemble des opérateurs et illustre, comme l’association le pressentait l’année dernière, une 4G à deux vitesses. Pire, les débits peuvent atteindre des niveaux tellement faibles que la 4G se situe très loin des standards de la technologique, tels que présentés aux consommateurs dans les campagnes publicitaires. Ainsi, à Aix-en-Provence, SFR n’affiche qu’un débit médian de 3,2 Mbits/s, loin du débit théorique de 115 Mbit/s !

Au vu de ces éléments, l’UFC-Que Choisir demande aux autorités de régulation et judicaires de faire au plus vite toute la lumière sur les origines des restrictions constatées sur l’itinérance Orange utilisée par Free Mobile; et plus particulièrement à l’ARCEP de mettre en place des critères élevés de qualité de service.

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