Les 10 ans du JDG : Gonzague Dambricourt

JDG Network

Par Anh Phan le

Suite au Marathon Jam il y a quelques semaines et après l’interview de Lâm et David, c’est au tour de Gonzague Dambricourt de répondre à quelques questions cette semaine. Gonzague, c’est un peu le grand précurseur dans pas mal de domaine. A l’époque, c’est lui qui m’avait contacté pour participer à l’aventure JDG alors que ce n’était qu’un simple blog que je tenais à mes heures perdues et puis il s’en est allé voler de ses propres ailes pour devenir un des grands de la blogosphère hi-tech.

gonzague

1/ Présente-toi en quelques lignes…
Gonzague Dambricourt, entrepreneur et à l’origine de BlogAutomobile.fr ainsi qu’un site dont j’aimerais avoir plus le temps de m’occuper Gonzague.me. Ce qui m’occupe au quotidien c’est ma société de conseil en informatique : BoucheCousue.

Passionné de nouvelles technologies, de voitures, de voyage, de photo, de drônes, etc. J’ai en fait trop de passions qui me font dépenser à peu près tout mon argent… Un problème dans lequel je crois qu’on est beaucoup à se reconnaître, je ne compte plus les gadgets que j’ai acheté, que j’utilise ou qui ont fini dans un tiroir…

2/ Comment as tu connu le JDG ?
J’ai connu le JDG… Hmmm j’allais répondre à cette question quand je me suis rendu compte que j’ai vraiment Alzheimer à 27 ans. Je pense que je connais le site depuis ses débuts, à l’époque où c’était un assez petit blog mais qui était déjà très en vue. Puis en 2006-2007 j’ai contacté Anh pour savoir s’il était possible de participer à la rédaction du site, de faire des tests. Cela m’a fait transformer ma maison en sorte de… studio photo vidéo et accessoirement j’avais l’impression d’être une boutique Nokia tant j’en changeais.

A l’époque je vois que je n’étais pas toujours drôle (voir ICI) et je me souviens encore de mon test du Nokie E90 Communicator, le vaisseau amiral de l’époque.

Que de très bons souvenirs d’une époque où Anh m’a donné ma chance et je l’en remercie, c’est chouette d’avoir eu un endroit où parler des choses qui m’intéressent à cet âge.

3/ Te souviens-tu de ta première geekerie ?
Pas hyper geek mais les premiers trucs que je me suis acheté, c’était un ordinateur portable Acer Travelmate et aussi un appareil photo numérique Fujifilm qui était annoncé à 12 Mégapixels mais ne faisait en fait que de l’extrapolation de pixels… A part cela, plein de petits gadgets bien sûr dont la Gameboy et le module qui permettait d’y ajouter une caméra noir et blanc, c’était extraordinaire à l’époque.

4/ Est-ce que le Geek a changé en 10 ans ?
Ce qui change c’est la façon dont Geek c’est devenu un truc « cool », accepté. Bien sûr l’environnement technologique s’est considérablement développé, on n’était pas très entourés par la technologie à l’époque. Maintenant elle est vraiment partout, dans nos montres, dans nos smartphones, dans les objets du quotidien qui embarquent une puissance considérable.

Pour moi, ce qui change c’est qu’on est maintenant plus souvent connectés que déconnectés. Les tablettes et les smartphones ont remplacé d’autres objets, d’autres usages. Je me souviens, quand j’avais 16-17 ans, c’était déjà un exploit d’avoir un CD pirate avec Matrix dessus (en deux disques). On a désormais Netflix, CanalPlay, Spotify et les connexions qui les rendent rapides et faciles à utiliser.

Maintenant, beaucoup de gens utilisent des choses qui sont « Geek » ou très technologiques dans leur fonctionnement mais qui nous semblent diablement simple. L’interface d’un produit nous a fait oublier la complexité qui réside à l’intérieur des appareils.

5/ Comment vois-tu le Geek dans 10 ans ?
Cela dépend, si c’est le geek qui est né cette année, il saura déjà coder et largement utiliser un smartphone et une tablette. On en sera à la 9ième itération de l’Apple Watch, le NFC sera fini et dépassé…

Pour le geek de maintenant, il se sentira peut être dépassé car tout change à une vitesse folle. Mais la curiosité et l’excitation que développent les nouvelles technologies ont toutes les chances de perdurer dans le temps avec les avantages et les dérives que ça peut entrainer. Après tout, les technologies sont un peu comme un couteau qui peut servir à des fins aussi bonnes que mauvaises.

Qui qu’on soit, nous serons encore plus traqués qu’aujourd’hui, encore plus connectés et si les opérateurs y arrivent, la notion de « ne pas capter le réseau » n’existera peut être plus. De toute façon j’ai déjà l’impression d’avoir stocké une partie de mon cerveau dans Internet.