
Depuis le 7 janvier, date de l’attentat commis contre la rédaction de Charlie Hebdo, la toile est devenue un champ de bataille entre « pro » et « anti-charlie ».
Les Anonymous avaient promis de venger Charlie Hebdo par une « réactive massive et frontale » en s’attaquant aux « ennemis de la liberté d’expression », l’opération #OpCharlieHebdo.

Chose promise, chose due, ils sont lancé la riposte sur plusieurs sites internet de « terroristes islamistes » mais également en dévoilant une liste pléthore de comptes Facebook et Twitter de djihadistes.
Ces derniers ont également mené leur propre opération qui s’est traduite par des attaques en DDoS, des « defacement » mais pas de piratages de données déclaré. Cependant tous ne se revendiquent pas de l’EI ou d’un quelconque groupe terroriste, comme Anonghost (à l’origine de l’opération #OpFrance qui s’en est expliqué à Pixel ou encore MECA (pour Middle East Cyber Army) qui se disent opposés aux attentats. Ces derniers disent vouloir véhiculer les valeurs de l’Islam et faire connaitre leur religion.

Si la date du 15 janvier laissait craindre une attaque de grande ampleur de la part de cyberislamistes, force est de constater que rien ne s’est véritablement produit.
Le ministère de la Défense communiquait cependant ces chiffres : 19 000 sites internet français ont été attaqués depuis les attentats.
19 000 sites internet attaqués en France depuis les attentats #charliehebdo, dont une dizaine contre la défense, affirme l'état-major
— nathalieguibert (@nathalieguibert) 15 Janvier 2015
Les déboires de plusieurs sites internet de presse hébergés par Oxalide ce matin ne sont pas à mettre sur le compte d’une cyberattaque mais d’une défaillance réseau.
Les premiers éléments en notre possession nous permettent d’écarter l’hypothèse d’une attaque externe de type DDoS
— oxalide (@oxalide) 16 Janvier 2015
Néanmoins, ces derniers événements n’ont pas empêché quelques médias de parler de « cyberguerre ». D’autant plus lorsqu’un groupe djihadiste a revendiqué le piratage des comptes Twitter et Youtube du CENTCOM, l’un des centres de commandement de l’armée US. Prise de guerre bien symbolique…
Si le terme de « cyberguerre » parait excessif pour les événements passés, une véritable cyberguerre est-elle à exclure dans un avenir proche ? C’est la question de notre PAL du jour : croyez-vous à l’avènement d’une cyberguerre mondiale, ouverte et massive ? Où au contraire, ne voyez-vous qu’une petite guéguerre entre deux groupuscules peu importants ?