[Fin de vie] Les internautes invités à s’exprimer sur une proposition de loi par l’Assemblée Nationale

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Par Elodie le

La fin de vie, vous en pensez quoi ? Dans le cadre de l’examen de la proposition de loi sur la fin de vie, l’Assemblée Nationale lance une consultation citoyenne afin que tous internautes sensibles à cette question donnent leur avis. Ces derniers seront ensuite transmis aux parlementaires avant le début des débats. Dépêchez-vous, cette consultation se termine le 16 février à midi.

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La Révolution numérique, enfin ? Le numérique a le vent en poupe et le gouvernement en use et abuse (le décret sur le blocage des sites web est présenté ce mercredi en Conseil des ministres).
Après la concertation nationale autour du projet de loi numérique d’Axelle Lemaire et celle lancée il y a peu par l’Education nationale autour du « plan pour le numérique à l’école » promu par Hollande, l’Assemblée Nationale invite les internautes de France et de Navarre à exprimer leur point de vue concernant la proposition de loi (n°2512) présentée par les députés Alain Claeys (PS) et Jean Leonetti (UMP) « créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie ». Sujet o combien sensible.

Initiée par le président de l’Assemblée Claude Bartolone, qui souhaite que « que tous les Français puissent désormais donner directement leur avis sur les textes soumis aux députés », cette concertation prendra fin le 16 février à midi. Les avis récoltés seront transmis aux parlementaires et « versés au débat qui se tiendra au sein de la commission des affaires sociales, les 17 et 18 février, puis en séance publique » avant l’examen de la proposition de loi qui doit débuter le 10 mars.

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Dès aujourd’hui, chaque internaute peut se rendre sur l’espace dédié, lire les différents documents proposés (l’exposé des motifs, les 11 articles du texte de loi, etc.) et apposer un commentaire sous chaque article.
Bien évidemment, une charte de modération a été mise en place et tous les messages publicitaires, haineux ou hors sujets notamment seront supprimés.

À ce jour, 1384 contributions ont été apportées. Parmi elles, des avis de médecins ou d’infirmières ou encore des parents de patients ou tout simplement de personnes âgées qui envisagent leur propre fin de vie. Les débats sont vifs, certains criant à « l’euthanasie déguisée », à la fin de la confiance entre le patient et le médecin, quand d’autres plaident contre l’acharnement thérapeutique et pour partir avec dignité, « donnez-nous cette LIBERTE de choisir le moment de partir, grâce au ‘Suicide Assisté et ainsi d’accéder à «une mort douce’ »

Consultation citoyenne du 2 au 16 février midi.

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6 réponses à “[Fin de vie] Les internautes invités à s’exprimer sur une proposition de loi par l’Assemblée Nationale”

  1. Même si le site et la mise en page sont horribles, il faut avouer qu’il s’agit là d’une très bonne initiative. Pour des sujets de sociétés comme ceux là, il faut demander l’avis du peuple et le référendum devrait être systématique. Cela aurait évité tout ce bordel pour le mariage gay par exemple.
    Je me pose juste la question si cela ne prouve pas l’obsolescence de nos institutions et des rond-de-cuir qui les composent, passant leur temps à s’engueuler, dormir, ou jouer à Candy
    Crush sur leurs tablettes payées par les contribuables, qui sont (normalement) sensés nous représenter (si,si!)
    Mais bon, pour une fois où l’on peut s’exprimer et participer directement, on va quand même pas cracher dans la soupe !

  2. Je trouve ça trop précoce, il ne faut pas ignorer la fracture numérique. En terme de communication je trouve ça presque grave, on donne le sentiment que les internautes sont les seules a être écouté sur un sujet qui concerne des personnes plus âgées statistiquement.
    Le référendum existe déjà, le rendre systématique peu être judicieux et les nouvelles technologies ont un rôle a jouer.Mais dans le cas présent, je crains une énième maladresse de mon gouvernent, une opération de com mal gérée, une source de polémique futile.

  3. Ne nous leurrons plus, les sujets les pus sensibles ou ceux intéressant pus directement t quotidiennement tous les citoyens ne seront pas soumis à la concertation.

    Le petit peuple ne va quand même pas diriger le pays, c’est de la responsabilité de nos énarques, on ne va tout de même pas les mettre au chômage.

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