Philae, perdue de recherche ?

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Par Elodie le

L’Agence spatiale européenne renonce à rechercher Philae après deux mois d’investigations infructueuses, même si le robot semble avoir été localisé à la surface de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko, mais dans un périmètre assez large.

Image prise par l'instrument Osiris de Rosetta le 13 décembre 2014
Image prise par l’instrument Osiris de Rosetta le 13 décembre 2014

Après un atterrissage en catastrophe le 12 novembre dernier et plusieurs rebonds qui l’avait vu se nicher à l’ombre d’un rocher, au bord d’une falaise ou d’un cratère, Philae est en sommeil rendant difficile les recherches de l’Agence spatiale européenne (ESA). Si un périmètre de 30 mètres par 350, dans une région de la comète nommée Abydos, où se trouve Philae, a pu être défini grâce à Consert (instrument devant sonder le noyau de la comète par onde radio et possédant un émetteur sur Rosetta mais également un récepteur sur Philae, comme le précise Le Point), rien ne permettrait de le localiser formellement sur les clichés transmis par l’instrument Osiris de Rosetta.

12 novembre 2014, image prise par Osiris. les scientifiques pensent que le petit point gris, signalé en rouge, peut être Philae
12 novembre 2014, image prise par Osiris. les scientifiques pensent que le petit point gris, signalé en rouge, peut être Philae

“Nous cherchons – à l’œil nu – un ensemble de trois points qui corresponde à l’atterrisseur. Le problème, c’est que les ensembles de trois points sont très fréquents sur le noyau cométaire » a confié Holger Sierks de la mission Rosetta et qui dirige l’instrument Osiris, la région d’Hatmehit et ses environs où nous menons des recherches sont remplies de rochers et nous avons identifié plusieurs ensembles de trois points. »

Ajoutez à cela une région illuminée un peu plus d’une heure par jour et vous comprendrez que les opérations de recherche s’avèrent compliquées.
Les scientifiques comptent désormais plutôt sur son réveil prochain, même s’ils doutent que l’atterrisseur se réveille d’ici à février, comme prévu initialement. Avec 1h18 d’ensoleillement contre 6h30 prévues si Philae avait atterri sur le site Agilkia situé sur une plaine, son réveil pourrait n’avoir lieu qu’en mars, voire en mai ou juin prochain si ses batteries solaires ne se sont pas rechargées.

Philae a besoin de 17 watts pour saluer Rosetta d’un « Hello » et rendre possible sa localisation. Un salut qui pourrait vider le peu de batteries rechargées. Il faudrait alors attendre août lorsque la comète Tchouri sera le plus proche du soleil et donc très active.

Autre inquiétude : que les composants de Philae aient été endommagés par le froid, les températures sévissant actuellement sur la comète peuvent aller jusqu’à -80°C, 20°C de moins que ses caractéristiques techniques ne le permettent.

Patience donc.

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