Le lancement raté d’un satellite de Galileo trouvera quand même son utilité

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En août 2014, l’Europe s’est un peu plantée en lançant un satellite Galileo avec un lanceur Soyouz. En effet, le satellite n’a jamais atteint l’altitude prévue pour son orbite ce qui l’a rendu inutilisable pour faire ce à quoi il était destiné. Pourtant, le satellite, bien que sur une mauvaise orbite, est toujours là et il se pourrait bien que l’ESA lui ait trouvé une utilité : tester la relativité générale.

Credit: Thilo Kranz/DLR (CC-BY 3.0)
Credit: Thilo Kranz/DLR (CC-BY 3.0)

Pour faire très simple (et je ne doute plus que certains, plus compétents que moi en la matière, se feront un plaisir d’expliquer les tenants et les aboutissants de la relativité générale dans les commentaires) la relativité générale est une théorie relativise de la gravitation établie principalement par Albert Einstein. Globalement, cette théorie voit la gravitation comme la courbure d’une toile tendue sur laquelle serait posé un objet, les objets présents sur la toile tendue étant attirés par la courbe formée par l’objet le plus lourd.
Je ne vais pas développer plus cette théorie ici, mais j’ajouterais que cette théorie influe aussi sur le temps et dit que plus quelque chose est soumis à une force de gravitation, plus le temps passe lentement pour cet objet (c’est important pour l’article).

Ceci étant dit, on peut assez facilement comprendre comment l’agence va se servir du satellite pour tester la théorie de la relativité générale. La mauvaise altitude du satellite ne l’a pas empêchée de se mettre en orbite. En revanche, cette orbite n’est pas ronde, mais elliptique, ce qui veut dire qu’aux extrémités de l’ellipse la distance entre la terre et le satellite est plus grande qu’à d’autres moments. Une variation de 8500 kilomètres d’altitude a ainsi lieu deux fois par jour.

C’est cette variation de l’altitude (et donc de la force de gravitation) ainsi que les instruments de mesure de temps (une horloge atomique notamment) qui vont permettre de calculer précisément les variations de la vitesse de l’écoulement du temps pour le satellite par rapport à nous.

Selon des informations de nos confrères de Numerama, les résultats de cette étude menée par une équipe française seront disponibles dans un peu plus d’un an.

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