Ce discours est entendu par la majorité des grandes entreprises informatiques de la Silicon Valley, qui se sont rangées au côté d’Apple dans cette bataille. Beaucoup d’utilisateurs estiment que leur vie privée vaut plus que l’exigence du FBI d’avoir accès en tout temps et sans justification à leurs données confidentielles.
Mais de nombreux politiques et dirigeants américains ne l’entendent pas de la même oreille. C’est le cas de Bill Montgomery, procureur du comté de Maricopa dans l’Arizona, qui a décidé de boycotter l’iPhone. Dans la foulée, il ne fournira plus d’iPhone à ses employés. Il y a actuellement 366 smartphones Apple dans les mains de ses équipes, sur un total de 564 téléphones.
Il estime en effet qu’Apple se range du côté des terroristes si le constructeur refuse de collaborer avec les forces de l’ordre en déverrouillant un iPhone utilisé par un terroriste. Ce refus n’a rien à voir avec la protection de la vie privée, continue Montgomery, qui estime qu’il s’agit là d’une grosse ficelle marketing. Cela reste à prouver : on a rarement vu Apple tenir une telle ligne et s’opposer aussi ouvertement à un gouvernement.
