Accord entre Airbnb et la Mairie de Paris pour lutter contre la fraude

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Par Elodie le

Au-delà du plafond des 120 jours de location sur Airbnb, la Mairie enverra un message au loueur lui rappelant la réglementation en vigueur afin qu’il se mette, au besoin, en conformité avec celle-ci.

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Airbnb et la Mairie de Paris renforcent leur partenariat. Alors que la plateforme américaine prélève et reverse désormais la taxe de séjour pour la municipalité, un nouvel accord vient d’être conclu pour lutter contre la fraude, alors que la capitale manque cruellement de logement pour ses habitants.

Selon la réglementation parisienne relative aux locations saisonnières, toute personne peut louer sa résidence principale si elle ne dépasse pas les 4 mois de location par an, soit 120 jours. Au-delà, le logement est considéré comme un « meublé de tourisme » et donc une activité économique soumise à une autre réglementation… que certains loueurs ne respectent pas.

Dès le mois d’avril et au delà du plafond des 120 jours, Airbnb transmettra un email de la Mairie de Paris au loueur lui rappelant la réglementation en vigueur dans la ville et l’invitera à se mettre en conformité avec ces règles.

La ville de Paris est la plus courtisée par les voyageurs du monde entier transitant sur la plateforme où 60 000 logements sont proposés. La Mairie de Paris effectue régulièrement des visites de contrôle inopinées dans les arrondissements les plus prisés de la capitale pour s’assurer que les règles sont respectées.

Cet accord est une première pour Airbnb et le moyen que « les locations de courte durée se développent sans avoir d’impact négatif sur les Parisiens », précise un communiqué commun.

Une période de test de 4 mois donnera lieu à un premier bilan. Bien entendu, ces mesures « ne règlent pas tous les problèmes, mais permettent que tous les usagers soient informés des risques qu’ils prennent. C’est un pas de plus », souligne Jean-François Martins, adjoint au Tourisme de la maire de Paris Anne Hidalgo.

Du côté d’Airbnb France, on assure que c’est une « chance pour les Parisiens, pour le tourisme à Paris, d’avoir ce type d’hébergement complémentaire, mais nous ne souhaitons pas que le développement d’Airbnb se fasse au détriment du logement pour les Parisiens ».

En cas d’infraction constatée, l’amende encourue peut atteindre 25 000 euros. Mais il semblerait que la plupart des loueurs préfèrent prendre le risque de louer leur bien plutôt que de se passer d’une telle rentrée d’argent.

Selon une récente étude, la location sur Airbnb rapporte plus qu’une location classique, jusqu’à trois fois et demie plus. De quoi satisfaire les loueurs, mais certainement pas les personnes à la recherche d’une location, dans une ville où la pression immobilière est déjà intense.

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