5 bonnes raisons de (re)voir Alien : le huitième passager avant Covenant

Chronique

Par Mathieu le

12 septembre 1979. Le monde découvre un monstre qui va devenir une légende. Alien, le huitième passager, second long-métrage du “jeune” réalisateur Ridley Scott (il avait tout de même 42 ans à la sortie du film) surprend. On y découvre une certaine Ellen Ripley qui, accompagnée de six hommes et femmes, traverse l’espace à bord d’un vaisseau commercial, le Nostromo. Leur mission : ramener sur Terre une importante cargaison de minerai. Mais un arrêt forcé sur une planète inconnue va les confronter à leur pire cauchemar.

Les raisons d’une telle réussite

Des millions de spectateurs se ruent dans les salles obscures et se font peur à la vue d’un Alien monstrueux, intelligemment imaginé par Hans Ruedi Giger. Le travail d’orfèvre de Scott, sa mise en scène et l’orchestration des différentes séquences font de ce premier chapitre un film culte à bien des égards. 38 ans après sa sortie, le film fascine toujours autant.

Alien connaîtra trois suites officielles, réalisées tour à tour par James Cameron, David Fincher et Jean-Pierre Jeunet. En mai 2012, Ridley Scott revient à ses premiers amours et nous présente le décrié Prometheus, vrai-faux préquel du huitième passager et nouveau départ pour la franchise.

C’est donc le 10 mai prochain que sortira Alien : Covenant dans nos cinémas. Avant cela, il serait bon pour vous de vous replonger, pour la première comme la dixième fois, dans le premier long-métrage de Ridley Scott. Et on vous donne cinq bonnes raisons à cela :

1° Découvrir Ellen Ripley

Lorsqu’on évoque la saga Alien, on pense forcément au personnage incroyable d’Ellen Ripley. Incarnée par Sigourney Weaver, cette héroïne a bouleversé les codes du cinéma de l’époque. Forte, charismatique et dotée d’un sang froid à toutes épreuves, elle a fait de l’ombre aux Stallone et Schwarzenegger en se hissant dans le top des personnages badass du moment. Bien plus complexe à cerner qu’on ne pourrait le croire au premier abord, Ellen Ripley est bien LA femme qui a lancé la carrière de Ridley Scott.

2° Faire connaissance avec le Xenomorphe et le Face Hugger

Forcément, il faut avoir vu ce premier acte pour assister aux origines de ces créatures devenues si populaires. Voir Le huitième passager, c’est contempler la naissance d’un mythe et de toutes les histoires qui lui seront associées. En ce sens, le premier Alien fait découvrir aux spectateurs un univers riche mais surtout un monstre complexe, le Xenomorphe. Assoiffé de sang, sans qu’on ne sache vraiment pourquoi, il est la pierre d’édifice d’une saga dont il restera le principal antagoniste au fil des années.

3° Premier acte d’une saga culte

Au-delà de ses personnages, le premier Alien est surtout captivant puisqu’il est l’épisode originel d’une franchise intemporelle. Tout au long de la projection, on se demande quels vont être les aboutissements, mais aussi les raisons d’être de ce monstre. Ce qu’on ne sait pas, c’est que le film recèle un bon nombre d’indices qui seront importants pour la suite. Les décors et découvertes de l’équipage du Nostromo renferment bien des secrets dont seul le temps nous dira les origines. Aujourd’hui encore, près de 40 ans après, certains mystères autour du Huitième passager n’ont pas été éclaircis. Et si Covenant nous donne quelques réponses, mieux vaut être préparé.

4° Maîtrise du huit clos et de l’angoisse

Ridley Scott signe un coup de maître avec son premier blockbuster. Alien, le huitième passager est un bijou d’épouvante en réussissant à allier habilement le huit clos et la sensation continuelle d’angoisse. Enfermé pendant les 3/4 du film dans leur vaisseau, les passagers vont devoir affronter une créature dont ils ne savent rien, tandis qu’ils disposent de peu de moyen. Le slogan du film “Dans l’espace, personne ne vous entend crier” résonne donc bien plus dans nos esprits après le visionnage de ce premier segment de la saga.

5° Une nouvelle approche en terme de science-fiction et de cinéma d’horreur

Savoureux mélange entre film d’horreur et science-fiction, Alien peut parfois même être présenté comme un thriller futuriste. Troublant et terrorisant, le long-métrage de Ridley Scott est surtout intelligent. En conciliant le meilleur des genres, il réussit là où d’autres n’avaient même pas osé espérer : nous faire peur sans trop nous en montrer. C’est de ce mélange qu’est né le mythe et l’attrait des spectateurs pour un monstre ô combien hideux et sanguinaire. Le réalisateur britannique nous démontre son savoir-faire et sa faculté à fasciner grâce à ses histoires.

Quel avenir ?

Alors qu’on murmure qu’un cinquième épisode d’Alien est en préparation, le tout supervisé par le génial et visionnaire Neil Blomkamp (District 9, Elysium, Chappie), c’est finalement à Prometheus 2 que les spectateurs auront droit. Scott est une fois de plus derrière la caméra, lui qui porte le projet à bout de bras depuis plusieurs années, et on s’attend donc à connaitre une suite directe aux aventures d’Elisabeth Shaw (Noomi Rapace) et de David (Michael Fassbender).

Puis, patatra. Alien 5 n’est plus qu’une chimère. Nos espoirs deviennent des doutes, nos doutes de la colère. Mais c’était sans compter sur la roublardise de Ridley Scott qui surprend son monde en annonçant que Prometheus 2 se nomme en réalité Alien Covenant. Une suite du premier opus ? Du quatrième ? Mais quel est le lien avec Prometheus ?

Covenant est en réalité le premier d’une série de trois films qui servent de préquel à Alien, le huitième passager. L’objectif étant de révéler aux spectateurs comment les Xénomorphes ont été créés. Mais il n’oublie pas pour autant Prometheus, puisqu’il se situe dix ans plus tard et apportera son lot de réponse, comme cela a déjà été le cas grâce à cette bande annonce.