Ces trois Chinois tenaient une ferme à clic contenant 474 iPhone et près de 350 000 cartes SIM

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Par Gaël Weiss le

Les autorités thaïlandaises ont annoncé dimanche dernier avoir arrêté trois ressortissants chinois qui tenaient une « ferme à clic », une maison contenant des centaines d’iPhone et des centaines de milliers de cartes SIM destinées à créer du trafic sur des applications ou des produits vendus sur WeChat. L’occasion, une fois de plus, de découvrir de l’intérieur comment fonctionnent ces usines à liker.

Le mois dernier, nous avions déjà pu apercevoir à quoi ressemblait une ferme à clic de l’intérieur. Cette dernière se trouvait en Chine, dans un lieu « tenu secret ». Aujourd’hui, il est possible de voir une nouvelle fois à quoi ressemblent ces usines à liker, spammer et commenter grâce à la récente arrestation de trois ressortissants chinois qui tenaient une ferme à clic dans le nord de la Thaïlande.

L’armée de 400 bots

Comme le rapporte The Verge (via le Bangkok Post), les autorités thaïlandaises ont effectué une descente dans une maison qu’ils soupçonnaient d’héberger un centre d’appel frauduleux. Et s’ils ont bien trouvé des téléphones dans cette maison, ce n’était toutefois pas pour passer des appels, mais plutôt pour gérer une véritable armée de bots.

À l’intérieur se trouvaient en effet pas moins de 474 iPhone, plus de 347 000 cartes SIM d’opérateurs thaïlandais et une dizaine de PC destinés à gérer l’ensemble des téléphones. Les trois Chinois touchaient en effet 150 000 baht thaïlandais par mois pour « générer de fausses pages vues sur des sites web, liker et partager des produits ou des applications via WeChat » à l’aide de bots installés sur les centaines d’iPhone 4S, 5C et 5S présents dans la ferme à clic.

Le but était donc de créer « de l’engagement » autour d’applications ou de produits précis vendus par l’intermédiaire de WeChat, un réseau social/plateforme de vente très en vogue dans l’Empire du Milieu. Les trois ressortissants chinois ont indiqué que les téléphones provenaient d’une société chinoise dont ils ne voulaient pas révéler le nom. Ils risquent aujourd’hui jusqu’à 5 ans de prison pour avoir travaillé en Thaïlande sans permis de travail, pour l’utilisation de cartes SIM non enregistrées et pour contrebande.