« Rakka », le premier court-métrage SF de Neill Blomkamp est disponible gratuitement… et c’est vachement bien

Cinéma

Par Henri le

Cela fait déjà un petit moment que le réalisateur Neill Blomkamp évoque sa volonté d’entamer un projet neuf, aux allures expérimentales. Rakka donne le ton.

Neill Blomkamp (District 9, Chappie…) continue son petit bout de chemin, et vient tout juste de dévoiler « Rakka », le premier court-métrage de son nouveau Oats Studio. Il a pour l’occasion décidé de le publier gratuitement sur YouTube et Steam.

Ce petit film de 20 minutes dispense une atmosphère poisseuse, qui nous a vraiment plu. En 2020, la Terre est envahie par des extraterrestres aux allures de lézards géants, qui écrasent la majorité de l’humanité grâce à leur technologie avancée. Afin de mieux asseoir leur supériorité, ils construisent des structures qui changent la composition de l’air et le rendent difficilement respirable. Face à ces ennemis, qui sont aussi télépathes, les derniers êtres humains tentent de résister tant bien que mal.

Ce premier épisode, où il est notamment possible d’apercevoir Sigourney Weaver, fait office de coup d’essai, comme l’a déclaré le réalisateur sur Twitter. Blomkamp voudrait ainsi motiver les dons pour s’affranchir des plus gros studios cinématographiques.

« Le but est de voir si le public aime et s’il serait prêt à payer pour un volume 2. Nos petits films sont trop courts pour faire payer maintenant »

En effet, son projet va plus loin que du simple crowdfunding. À l’achat du film, les spectateurs se voient livrer l’ensemble des éléments numériques qui ont permis de réaliser les scènes. Ils peuvent ainsi jeter un œil dans les coulisses de la création, voire s’impliquer dedans.

L’idée, c’est de proposer avec l’achat d’un film les fichiers numériques qui le composent. C’est-à-dire distribuer toutes les images brutes, les rushs, toute la musique, les voix off des acteurs et permettre au public de refaire le montage, le mix, de changer ce qu’il veut, lui-même. Une plateforme comme iTunes ne me semblait pas être la bonne vitrine pour cela, alors je me suis tourné vers Steam (via The Verge).

On ne sait pas si cela aboutira, mais le Sud-Africain propose en tout cas quelque chose de vraiment original. C’est assez rare pour le souligner.