Une start-up lance un service de parapluies en libre-service… Et les perd quasiment tous en 3 mois

Business

Par Jules le

Honnêtement, qu’est-ce qui peut mal tourner lorsque l’on propose des parapluies en libre-service comme des Vélib’ ?

Une start-up basée en Chine a appris, à ses dépens, que l’économie de fonctionnalité (la vente de l’usage d’un bien plutôt que le bien en lui-même) ne pouvait pas s’appliquer à tout. Il y a trois mois, E Umbrella mettait en place une offre de parapluie en libre-service dans onze villes chinoises. Plus de 300 000 parapluies ont été déployés par E Umbrella, sur des stands placés près des arrêts de bus et des stations de métro (oui, oui, dehors… Sous la pluie), pour un coût de 10 millions de yuans (1,290 million d’euros).

Where is my umbrella ?

Le hic, c’est qu’en à peine trois mois, la grosse majorité des parapluies ont disparu. En cause : le manque d’information concernant le retour des parapluies (et quelques esprits malhonnêtes). En effet, le paiement s’effectue en deux fois. Un premier versement de 19 yuans (2,45 euros) via une application dédiée lors de l’emprunt du parapluie permet de recevoir un code pour débloquer ce dernier. Est ensuite facturé un demi-yuan (6 centimes d’euros) par demi-heure d’usage.

Mais les clients ne semblent pas savoir comment rendre les parapluies lorsqu’ils ont terminé. « Les parapluies sont différents des vélos », a déclaré Zhao Shuping, fondateur de E Umbrella, au South China Morning Post. « Les vélos peuvent être garés n’importe où, alors que pour les parapluies, vous avez besoin de rails ou de clôtures pour les accrocher ». Pour lui, ramener les parapluies chez soi est « probablement le mieux », puisqu’au moins, ils sont « en sécurité ».

Si chaque parapluie égaré ou volé coûte 60 yuans (7,74 euros) à la société, cette perte importante ne semble pas la décourager. E Umbrella compte déployer 30 millions de pépins supplémentaires à travers tout l’empire du Milieu.