Piégées, des revues scientifiques publient une étude parodique sur Star Wars

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Par Perrine.s le

Un bloggeur s’est amusé à tester le sérieux de revues scientifiques en leur envoyant une fausse étude parodiant Star Wars. Tristesse ou étonnement, certaines ont mordu à l’hameçon en la publiant.

Star Wars se classe définitivement dans le domaine de la fantasy

Certaines revues scientifiques sont prêtes à tout pour publier des études, au point d’en oublier leur mission première, à savoir vérifier leur contenu, quand bien même celui-ci est hautement parodique. Le bloggeur de science anonyme Neuroskeptic s’est amusé à écrire une fausse étude sur les midi-chloriens, ces organismes tirés de l’univers de Star Wars qui cohabiteraient avec les êtres vivants et permettraient d’être en relation avec la Force.

Publication dans International Journal of Molecular Biology: Open Access

Pour la réaliser, il explique avoir tout simplement copié la page Wikipedia sur les « mitochondries », qui existent bien, puis a remplacé le terme par « midichloriens » grâce à une simple manœuvre « Rechercher » et « Remplacer par ». Le bloggeur a encore modifié son texte afin qu’un détecteur de plagiat ne puisse le repérer, le but étant de voir si des revues scientifiques publieraient un article absurde.

Résultats effrayants

Une fois l’article erroné terminé, le journaliste l’a ensuite envoyé à neuf revues scientifiques sous les noms de Dr Lucas McGeorge et Dr Annette Kin, autre indice facilement repérable et pourtant… Parmi les concernés, quatre sont tombés dans le piège, dont trois l’ont directement publié et le quatrième demandait de débourser 360 dollars en échange.

Gare aux fake news

Ce qu’il faut retenir de cette expérience, c’est que certaines revues scientifiques sans scrupule oublient leur mission première. C’est-à-dire qu’elles offrent contre rémunération un examen scientifique des travaux qui leur sont envoyés. Or si ce service est négligé, il n’y aurait par extension plus d’intérêt pour les chercheurs de passer par ces supports pour publier leurs travaux.

Même si toutes les revues ne sont pas tombées dans le panneau, cela signifie qu’il faut toujours se méfier des informations, même celles qu’on peut trouver sur des sites prétendument scientifiques. D’autant que ce n’est pas le premier cas de figure et encore en mars dernier, le New York Times donnait un autre exemple tout aussi sidérant, cette fois sur un faux profil de chercheur soumis à la rédaction de revues scientifiques.

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