Un système encore mystérieux
Trappist-1 est un système de sept planètes telluriques gravitant autour d’une naine rouge et situé à 40 années-lumière de la Terre. Sur ces sept planètes (que l’on nomme par des lettres), trois sont dans la zone d’habitabilité du système. Cela signifie qu’elles sont à une distance raisonnable de leur étoile et qu’elles ne sont ni trop chaudes, ni trop froides, et qu’elle peuvent potentiellement abriter de l’eau.
Le fait d’être dans la zone habitable d’un système ne veut pas dire qu’on peut y poser nos valises. Par exemple, Vénus et Mars sont des planètes potentiellement habitables, mais en réalité loin d’être accueillantes. Il faut en effet réunir beaucoup d’autres facteurs pour abriter de l’eau, voire la vie.
En avril, des chercheurs hongrois avaient indiqué que l’étoile Trappist, une naine rouge, semblait beaucoup trop active pour permettre l’émergence de la vie dans le système. En effet, elle semble connaître des éruptions solaires très violentes et surtout régulières.
L’astronomie, c’est de l’eau
Mais une nouvelle étude basée sur des observations réalisée via Hubble apporte aujourd’hui un autre son de cloche. Les trois planètes telluriques les plus éloignées de l’étoile (Trappist-1 e, f et g) pourraient en réalité posséder de l’eau.
L’équipe scientifique basée à Genève et dirigée par Vincent Bourrier indique en effet avoir observé les rayons ultraviolets du système. Les rayons ultraviolets importants peuvent dissocier l’oxygène et l’hydrogène, ce qui signifie que l’eau s’échappe vers l’espace. Les rayonnements de l’étoile auraient ainsi asséché les trois premières planètes du système. L’étude évoque une quantité d’eau équivalente à vingt fois celle de la Terre qui se serait échappée dans l’espace en huit milliards d’années.
Cependant, les rayons pourraient avoir épargné les trois planètes suivantes, qui pourraient encore disposer d’eau. Elles sont en effet plus éloignées et donc moins exposées.
Tout cela n’est bien entendu qu’hypothèses et simulations, mais les scientifiques du monde entier vont continuer à scruter le système Trappist-1 pour en percer tous les secrets. Quant à s’y rendre, nous y sommes encore loin, très loin…

