Descendu par la presse américaine, peu apprécié chez nous non plus (notre critique), le long-métrage de Nikolaj Arcel a déçu. Selon Stephen King, l’idée même d’adapter une série de romans de 3000 pages dans une oeuvre d’une heure et demi relevait d’une gageure. Comme le mauvais Death Note en août également, se pose là le problème du format. Des œuvres aussi longues et denses peuvent-elles être compressées en 90 minutes ? C’est compliqué. Le format série se serait sans doute mieux prêté à l’exercice d’adaptation.
Autre problème soulevé par l’écrivain, la décision – pour toucher le plus de monde possible – de réaliser un film PG-13 (film déconseillé aux moins de 13 ans, aux Etats-Unis) alors que les romans se veulent eux extrêmement violents. En édulcorant l’oeuvre pour son passage au cinéma, elle aura forcément perdu en puissance dramatique. Pour autant, Stephen King ne crache pas sur le film, il juge même le travail du scénariste Akiva Goldsman impressionnant.
Ça plane pour lui
Heureusement pour King quand même, l’adaptation de son Ça a lui eu bonne presse (notre critique) en même temps qu’il a engendré beaucoup plus qu’il n’a coûté. Une franche réussite qui verra l’arrivée d’une suite d’ores et déjà calée au 6 septembre 2019.
