Taxify : les nouveaux VTC low cost débarquent dans la capitale avec de grandes ambitions

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Par Henri le

La guerre des VTC est loin d’être terminée. Si Uber est désormais bien implanté, d’autres concurrents ont bien l’intention de lui prendre des parts de marché. C’est le cas de Taxify.

L’activité d’Uber a beau être vue d’un mauvais œil par une partie des institutions européennes, cela ne semble pas décourager les éventuels concurrents. C’est ainsi que Taxify, une société de VTC originaire d’Estonie, en Europe de l’Est, vient officiellement d’être lancée à Paris.

Pour vite gagner du terrain, cette dernière ne se cache pas : elle proposera des tarifs au moins 10% inférieurs à ceux d’Uber. Une stratégie qui semble déjà avoir fonctionné dans les 19 pays où elle est déjà implantée.

2000 chauffeurs déjà inscrits

Il faut évidemment que la logistique suive, mais Taxify à l’air prêt. La firme disposerait déjà de 2000 chauffeurs et 5000 autres seraient sur une liste d’attente. Conscient des remarques adressées à Uber concernant la rémunération des chauffeurs, qui aurait logiquement baissé avec l’augmentation des effectifs, Taxify promet de prendre une commission de 15 % sur chaque course (contre 25 % pour Uber). Une annonce qui a de quoi les rassurer, à condition que le prix de la course ne soit pas trop faible.

Ce nouveau service est évidemment vu d’un mauvais oeil par l’Union nationale des taxis (UNT) qui a directement fait savoir qu’elle allait saisir la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). La plainte devrait concerner l’appellation Taxify qui selon l’UNT pourrait prêter à confusion auprès des clients à cause de l’utilisation du terme « Taxi ».

Déjà à Paris, bientôt dans le reste de la France

Uniquement déployé sur la capitale pour l’instant, Taxify a fait savoir que d’autres villes françaises seraient bientôt concernées. Une sacrée ambition, discrètement entretenue par un géant du marché. En effet, Didi Chuxing est un des principaux soutiens de la firme estonienne.

Une information loin d’être anodine, quand on sait que ce dernier à poussé Uber à quitter le pourtant très prometteur marché chinois. Vu sous cet angle, on comprend les raisons de ce soutien, qui pourrait lui permettre de mettre un pied en Europe de façon détournée.