Meizu France ferme ses portes

Smartphone

Par Olivier le

C’est la fin de l’aventure Meizu en France. Le constructeur chinois ne vendra plus ses smartphones dans l’Hexagone, malgré une grande communauté de fans et l’intérêt grandissant autour de ses produits ici.

C’est sur la page Facebook de Meizu France que la petite équipe en charge de la commercialisation des smartphones du constructeur annonce qu’elle en a terminé de sa mission. Une dissolution qui est l’aboutissement de « nombreuses raisons », peut-on lire dans cet ultime message, et la première d’entre elles est que le marché français est « très compliqué ». Pour percer et se maintenir face aux mastodontes, il faut en effet « un investissement important ».

Manque d’investissement et d’intérêt

En creux, on comprend que Meizu France n’a pas bénéficié de toute l’aide nécessaire de la maison-mère. « Nous avons remonté le point plusieurs fois à Meizu Chine… mais de toute évidence, ils n’ont pas compris et ne nous ont même pas accordé un peu de considération ». Une manière sans doute pudique de dire que le constructeur n’a pas compris le marché tricolore et n’a pas voulu investir suffisamment pour y réussir son implantation.

« Malgré nos efforts humains, l’accompagnement de nos partenaires distributeurs et de nos fans, cela n’a pas suffi », déplore le message. Une fin d’autant plus malheureuse que Meizu propose des produits qui n’ont pas grand chose à envier à la concurrence, que ce soit en termes de design ou de surcouche logicielle.

Pour preuve, le fabricant a lancé l’été dernier les Pro 7 et Pro 7 Plus, des smartphones étonnants intégrant un second écran à l’arrière. Des appareils qui sont toujours présentés sur le site français de la marque, mais que l’on ne peut plus acheter. Malgré une présence dans l’Hexagone depuis quatre ans, on ne peut pas vraiment dire que Meizu soit parvenu à percer : de 2014 à fin 2016, le constructeur a écoulé 100 000 unités en France, contre 30 millions partout dans le monde durant la seule année 2016.

Meizu est d’abord un constructeur très engagé sur son marché domestique chinois. Ce n’est que récemment qu’il a pris conscience de son potentiel à l’international, mais son intérêt le porte d’abord aux États-Unis avant la France. Peut-être qu’on reverra les produits du fabricant d’ici quelques années dans les rayons des distributeurs français.