L’Agence spatiale européenne pourrait utiliser les satellites pour évaluer la pollution des océans

Science

Par Henri le

La pollution touche hélas tous les océans de la planète, et il est bien difficile d’évaluer à quel point. L’Agence spatiale européenne a peut-être une solution.

Les faits sont désormais connus : l’activité humaine a sérieusement pollué les océans. Tant et si bien que de véritables iles de plastique se sont formées dans les eaux au fil du temps. Les détritus flottent à la surface, mais se situent aussi en profondeur, présentant un danger pour tous types d’animaux.

Au total, plus de 300 millions de tonnes de plastique sont actuellement présentes dans nos océans. Un chiffre qui devrait grimper à 455 millions de tonnes si rien n’est fait avant 2025.

Si le phénomène est documenté, l’estimation de son ampleur reste partielle. Rappelons que l’eau recouvre 72% de la surface du globe, ce qui ne facilite pas le travail. L’Agence spatiale européenne s’est penchée sur la question et aimerait réaliser des mesures optiques de la situation directement depuis ses satellites.

La tâche parait ardue, notamment car une grande partie des déchets sont immergés. Paolo Corradi, le scientifique qui s’occupera du programme, reste vigilant, mais veut croire dans cette solution.

« Ce que nous examinons actuellement est la faisabilité d’une mesure optique directe des déchets plastiques marins, à partir des satellites. Cela peut sembler être une mission impossible, mais il y a des raisons de croire que cela pourrait être faisable, du moins lorsqu’il y a certains taux de concentration. »

 

Crédits : ESA – ScienceOffice.org

Repérer la signature du plastique

Pour ce faire, son équipe va essayer de repérer une signature spécifique laissée par les détritus.

“On ne parle pas ici de repérer précieusement des déchets flottants, mais « d’identifier une signature spectrale distincte du plastique capté en orbite, de la même manière que les logiciels de traitement peuvent aujourd’hui repérer les concentrations de phytoplancton, les sédiments en suspension ou la pollution de l’eau.”

 

En effet, le plastique laisse une trace infrarouge particulière, qui pourrait servir dans ce cas.

« Le plastique dispose d’une empreinte infrarouge spécifique, parfois utilisée par l’industrie du recyclage pour différencier les objets sur les bandes transporteuses. »

Les essais ont d’ores et déjà débuté, menés par des Sentinel-3, des satellites d’observation de la terre appartenant à l’Agence. Espérons que leur travail porte ses fruits.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *