L’Homme qui tua Don Quichotte : Une première bande annonce pour le film maudit de Terry Gilliam

Cinéma

Par Julien Paillet le

Va-t-on enfin voir le Don Quichotte de Terry Gilliam (Brazil, L’armée des douze singes) ? Aussi fou que cela puisse paraître, il semblerait que oui. Le projet n’a en tout cas jamais été aussi près de se révéler aux spectateurs. En témoigne aujourd’hui sa toute première bande annonce, aussi émouvante que mythique.

Cela fait maintenant 25 ans que les fans de Terry Gilliam, l’ancien membre des Monty Python, l’attendent. Presque comme un miracle, L’Homme qui tua Don Quichotte se dévoile aujourd’hui dans une toute première bande annonce qui laisse entrevoir une poésie, un humour et une sincérité désarmante. Le casting est composé de Jonathan Pryce (Brazil, Game of Thrones), Adam Driver (le Kylo Ren de Star Wars 7 et 9), Olga Kurylenko (Quantum of Solace, Oblivion) et Sergi Lopez (Harry, un ami qui vous veut du bien). Du joli monde et une belle revanche pour Gilliam qui semble ici avoir accompli l’un de ses plus grands rêves de cinéma.

Projet maudit

Pour rappel, Terry Gilliam avait déjà essayé de tourner le film il y a maintenant plus de 25 années avec Jean Rochefort et Johnny Depp. Mais ans y parvenir, la faute à des problèmes particulièrement décourageants sur le tournage (pluies torrentielles, vols inconvenant d’avions F16, acteur malade,…). Un documentaire célèbre chez les cinéphiles et intitulé Lost in La Mancha retrace d’ailleurs la fabrication aussi épique que chaotique de l’oeuvre.

Lost in La Mancha : Terry Gilliam au premier plan – Jean Rochefort au second.

L’Homme qui tua Don Quichotte, bien qu’aujourd’hui tourné, subi néanmoins la malédiction qui frappe le projet depuis ses débuts. Une affaire juridique qui oppose Terry Gilliam à son producteur Paulo Branco empêchera le film d’être diffusé au Festival de Cannes 2018 comme prévu initialement. Quant à la date de sortie, annoncée pour le courant du mois de mai, elle est repoussée jusqu’au 15 juin prochain, jour du jugement au tribunal de l’affaire. L’arlésienne continue.