[Alors, on regarde ?] Lost in Space

Série

Par Elodie le

Après Stranger Things, Altered Carbon et Dark, Netflix revient fort avec une nouvelle série de science-fiction adaptée de la fiction éponyme des années 60, Lost in Space (Perdus dans l’espace donc). 60 ans plus tard, on regarde encore ?  

Deuxième adaptation pour cette série des années 60 créée par Irwin Allen, après sa mouture cinématographique (et anecdotique) sortie en 1998. Il se sera écoulé deux ans entre l’annonce de son adaptation par Netflix et sa sortie. Preuve que la plateforme n’a pas lésiné sur les moyens, comme les premières images le laissaient entendre.

Un projet intriguant

Par ailleurs, Lost in Space version Netflix intriguait autant par son casting mêlant figures connues du petit écran – Molly Parker (House of Cards et Deadwood) et Toby Stephens (Black Seals) – et du grand avec l’excellente Parker Posey vue dans Café Society ou Superman Returns, avec des acteurs relativement inconnus, que par son équipe technique composée de Matt Sazama et Burk Sharpless (Gods of Egypt, Power Rangers, Dracula Untold) en showrunner. Pour orchestrer les deux épisodes pilotes, Netflix s’est attaché les services de Neil Marshall à la manœuvre derrière les fameux épisodes 9 des saisons 2 et 4 de Game of Thrones. Pas mal de curiosité donc pour cette série.

Lost in Space a donc atterri le 13 avril dernier sur Netflix et c’est peu dire que le géant de la SVoD était très attendu avec cette série à gros budget qui narre les aventures de la famille Robinson, contrainte de quitter une Terre devenue inhabitable.

Sélectionnée pour faire partie des colons qui rejoindront des contrées plus accueillantes, leur vaisseau est dérouté à la suite d’un accident. Perdus dans l’espace, ils vont atterrir sur une planète inconnue et hostile, à des années-lumière de leur nouveau foyer. Les Robinson devront alors s’unir et forger de nouvelles alliances pour survivre et rejoindre leur terre promise.

Kitch out

Dès les premières minutes du show le kitch désuet de la série d’origine est vite oublié : nous sommes bien en 2018, les tenues lamée d’hier (oui, à l’époque, de Lost in Space à Barbarella en passant par Paco Rabanne, le futur se vivait en aluminium) sont remplacées par des combinaisons spatiales que ne renierait pas Space X.

À peine avons-nous pris le temps de rencontrer les membres de la famille Robinson qu’un incident survient. N’entendez pas vous reposer, ce premier épisode est mené tambour battant jusqu’à son final : atterrissage en catastrophe, lutte contre les éléments et pour sa survie, etc.. On en apprend un peu plus sur les personnages, les raisons de leur départ, leur histoire commune au fur et à mesure grâce aux flashbacks qui ponctuent (subtilement) l’épisode et permettent de confirmer la relative inimitié entre certains membres de la famille dans les premières minutes.

Une aventure spatiale et familiale

C’est rythmé, la photographie est superbe et ça reste crédible pendant 60 minutes. Bon OK, ils ont la « chance » d’atterrir sur une planète qui parait semblable à la Terre et sur laquelle ils peuvent respirer et on n’évite pas certains écueils, incohérences, voire facilités scénaristiques : les enfants sont surdoués, les crises résolues en un tour de main, les éléments hostiles ? Quels éléments hostiles, etc.

Mais dans l’ensemble, les fans de science-fiction et de robot (une sorte d’exosquelette semble-t-il conçu par une intelligence supérieure – cela va sans dire – et inconnue) devraient y trouver leur compte. La relation qui semble se nouer entre Will et ce personnage venu d’ailleurs rappelle d’autres films cultes de l’époque où l’enfant est toujours celui qui, par son innocence, se lie d’amitié avec des personnages hors norme ou tout simplement étrangers : E.T., Le Géant de Fer, Explorers, Gremlins, etc.

Pas fan du genre a priori, je me suis très facilement laissée embarquer par ce divertissement familial calibré pour dérouler son intrigue et nous inviter à prendre part à cette aventure spatiale jusqu’au dénouement final.

Lost in Space, depuis le 13 avril sur Netflix, avec Molly Parker, Toby Stephens, Maxwell Jenkins, Mina Sundwall, Taylor Russell, Parker Posey, Ignacio Serricchio et Sibongile Mlambo.