Les trottinettes électriques vont faire leur entrée au Code de la route

Général

Par Jules le

Élisabeth Borne, actuelle ministre des Transports, a affiché devant l’Assemblée nationale sa volonté de mieux réguler l’utilisation des trottinettes électriques et autres “nouveaux engins de déplacement personnel” en les inscrivant dans le Code de la route.  

Crédit : Mike Licht via Flickr

Fin septembre, au micro d’Europe 1, Élisabeth Borne expliquait que dans un avenir proche, elle aimerait voir un meilleur encadrement de la trottinette électrique, en interdisant par exemple son usage sur les trottoirs.

Une réglementation plus poussée à l’étude

Hier, la ministre des Transports est revenue à la charge, devant l’Assemblée nationale cette fois. Elle a ainsi annoncé la future mise en place d’une catégorie spéciale dans le Code de la route regroupant aussi bien les trottinettes électriques que les nouveaux moyens de déplacement personnel. Comprenez les gyroroues, gyropodes et autres gyroskates.

Nous allons créer une nouvelle catégorie de véhicule dans le Code de la route. Ces engins pourront circuler sur les pistes, les bandes cyclables ou dans les zones à 30 km/h, mais pas sur les trottoirs“, a ainsi déclaré Élisabeth Borne devant un parterre de députés.

Les nouveaux engins de déplacement électrique personnel font partie de ces nouvelles solutions, mais une innovation n’est positive que si elle se développe dans un cadre adapté, permettant qu’elle bénéficie à tous. Il en va de la sécurité tant des piétons que des utilisateurs.”

Le ministère des Transports s’intéresse également de près aux entreprises de mobilités partagées en libre-service (free-floating), tels que Ofo ou Lime, dans le cas des trottinettes.

La loi d’orientation des mobilités donnera aussi un cadre pour le développement des services en “free floating. Beaucoup d’élus le demandent, à Paris, à Bordeaux, à Lille, et donc nous permettrons également aux collectivités locales de définir un cahier des charges pour le développement de ces nouveaux services“, a fait savoir Élisabeth Borne.

Selon la ministre, le but n’est pas de limiter le développement de ces services, mais d’instaurer un cadre adapté qui sera bénéfique à tous.