Il ne sera bientôt plus possible de circuler dans le Grand Paris avec des véhicules diesel trop polluant

Automobile

Par Mathieu le

Les vieux véhicules diesel d’avant 2001 dans le grand Paris, c’est bientôt terminé. C’est en tout cas la décision prise par les élus de la capitale hier matin alors que les mesures écologiques pour préserver la ville se font de plus en plus nombreuses.

Fuel for life

Depuis l’arrêté publié dans le Journal Officiel le 21 juin 2016, les véhicules circulants dans Paris sont obligés d’avoir une vignette Crit’Air affichée sur leur pare-brise. Ces dernières vont du niveau 1 (très peu, voire pas polluant) au niveau 5 (toxique). L’objectif des élus parisiens est simple : améliorer la qualité de l’air et surtout maîtriser les émissions de polluants afin de répondre aux normes européennes d’émission.

Pour continuer dans ce sens, une nouvelle décision vient d’être rendue par le Grand Paris : les véhicules les plus polluants (Crit’Air niveau 5) n’auront plus le droit de circuler à l’intérieur de la métropole et des communes adjacentes (79 au total). Même l’intérieur de l’autoroute A86 est concerné. Cette nouvelle réglementation prend effet à partir du 1er juillet 2019.

Transports en commun ou changement de véhicule

Les conséquences sont très importantes pour les automobilistes habitués à se déplacer avec leur véhicule, notamment pour des raisons professionnelles. Ils seront obligés de trouver des solutions parallèles (transports en commun notamment) ou tout simplement de changer de véhicule. La prime à la reconversion devrait donc aider certains particuliers. Il faudra toutefois faire attention à ne pas se procurer un nouveau modèle trop ancien. En effet, si les Crit’Air niveau 5 seront bannis en juillet 2019, les Crit’Air niveau 4 vont suivre la marche en janvier 2021 et les Crit’Air niveau 3 en 2022.

Zéro véhicules diesel dans l’agglo en 2024

Les élus parisiens ont un but précis : qu’il n’y ait plus un seul véhicule diesel qui roule d’ici 2024 dans l’agglomération parisienne. Les voitures à essences, quant à elles, pourraient continuer de circuler jusqu’en 2030. C’est donc à cette date-là que les politiques estiment qu’il sera possible pour tous les foyers de posséder un modèle totalement électrique et non polluant.

Des décisions qui ne convainquent pas tout le monde et notamment Daniel Quéro, président de l’association 40 millions d’automobilistes: « les restrictions de circulation ne permettent pas d’améliorer globalement la qualité de l’air et n’ont que des conséquences négatives sur le quotidien des automobilistes ».

Reste à espérer que les tarifs des véhicule électrique seront bien plus abordables dans le futur et surtout que la technologie aura évolué.