Le partage abusif des comptes représente un gros manque à gagner pour Netflix

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Par Julie le

En 2019, les vrais amis sont ceux qui donnent leurs codes Netflix. Mais voilà ces partages amicaux créent un manque à gagner pour la plateforme. Selon l’étude réalisée par CordCutting sur plus de 1 000 personnes, Netflix perdrait annuellement 2.3 milliards de dollars.  

De toutes les plateformes analysées, c’est Netflix qui souffre du plus grand manque à gagner. Les utilisateurs fraudent en effet ici pendant des périodes significatives :  26 mois en moyenne (contre 11 pour Hulu pour exemple).Chaque utilisateur qui profite d’un accès “gratuit” en utilisant illicitement les codes d’un proche économise pendant cette période 207,74 $. Un manque à gagner qui s’élève en tout à  2.3 milliard de dollars par an pour la plateforme de Reed Hasting. Amazon Prime Video arrive après avec 540 millions.

Qui sont ces utilisateurs fantômes ?

Un ami, une sœur, les parents… Bon nombre d’utilisateurs de la plateforme demandent à leurs proches le précieux sésame. Pour accéder à ces contenus, ces utilisateurs ne sont pas prêts à payer un abonnement. Les profils de ces utilisateurs fantômes sont assez surprenant, en haut du classement on retrouve les millenials, cette génération née entre le début des années 80 et le milieu des années 90, talonnée de près par les quinquagénaires. En bas du podium, on retrouve tout de même les baby-boomers qui utilise à 82.8 % le compte Netflix de quelqu’un d’autre. Ils sont premiers du classement sur Amazon Prime avec 63.1 %. La plupart d’entre eux ne vont pas chercher bien loin puisque c’est du côté de la famille proche que l’on se partage le plus les codes.

Menace pour les plateformes ?

Parmi les utilisateurs fantômes de Netflix, 59,3% envisage de prendre un compte s’ils perdent leur accès. C’est beaucoup plus que sur Amazon (27,6%) et Hulu (37,8%). Le manque à gagner serait donc bien réel pour Netflix. Il ne s’agit pas ici, en effet, de personnes qui profitent en majorité d’un accès gratuit mais ne se seraient pas abonnées à une offre payante.

La plateforme ne semble toutefois pas s’en formaliser outre mesure. En janvier dernier, bon nombre de médias avait annoncé la fin du partage ce que Netflix avait démenti aussitôt. Consciente de ces pratiques, la société va même jusqu’à s’en amuser régulièrement.