Le site des impôts a-t-il été victime d’une attaque ? Deux enquêtes ouvertes

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Par Amandine Jonniaux le

Après une tentative massive de connexion sur le site impots.gouv, deux enquêtes viennent d’être ouvertes. L’État soupçonne en effet une attaque informatique, quelques jours seulement avant la fin des délais légaux.

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Souvenez-vous il y a quelques jours, le site des impôts connaissait un important bug, obligeant le ministre de l’Action et des comptes publics à repousser de 48 heures le délai accordé aux Français pour déclarer leurs revenus de 2018. Avec près de 3 millions de connexions en une demi-heure, les autorités soupçonnent désormais le site des Finances publiques d’avoir été victime de ce qui ressemble fortement à une attaque DDoS (attaque par déni de service, consistant à envoyer simultanément un grand nombres de requête sur un même site pour le saturer). L’information a été révélée en exclusivité par France Info qui s’appuie sur une source proche de Bercy. Plusieurs adresses IP suspectes venant de l’étranger auraient en effet été repérées parmi les millions de requêtes enregistrées au moment du bug.

Suite au blocage du site des impôts, ce sont ainsi plusieurs centaines de milliers de contribuables qui n’avaient pas réussi à remplir leur déclaration en ligne. Le délai étant initialement fixé au 4 juin minuit, les réactions et les plaintes avaient été nombreuses sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui, on apprend que deux enquêtes ont finalement été ouvertes : une étude interne au sein du Ministère des Finances, et une autre confiée à l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (Anssi).

Reste à déterminer si ce crash du site des Finances publiques quelques heures seulement avant la clôture des déclarations s’apparente réellement à une attaque malveillante, ou si les Français sont juste très nombreux à avoir essayé de déclarer leurs impôts au dernier moment. Pour rappel, il est désormais trop tard pour déclarer ses revenus en ligne, l’heure limite ayant été passée hier soir à minuit. En cas de retard des pénalités plus ou moins lourdes pouvant aller jusqu’à 40% seront susceptibles d’être appliquées.