Amazonie : Deux avions de l’armée brésilienne déployés pour lutter contre l’incendie

politique

Par Amandine Jonniaux le

Alors que l’incendie en Amazonie progresse encore, ce sont deux avions de transport militaire C-130 Hercules qui ont été déployés pour tenter de venir à bout des flammes. 

Crédits Snotty Boggins via Pixabay CC

C’est la première mesure concrète du gouvernement brésilien depuis le début de l’incendie qui ravage le poumon de la planète depuis déjà plusieurs mois. Sous la pression des dirigeants du G7 qui se tenait ce week-end en France, le président Jair Bolsonaro, qui n’apprécie visiblement pas que la classe politique internationale se soit emparée de l’affaire, a pris la décision d’autoriser dimanche des opérations de lutte contre les nombreux départs de feu qui sévissent régulièrement depuis le début du mois de juillet. Deux avions militaires C-130 Hercules capables de transporter 12 000 litres d’eau et de produits retardants ont ainsi été déployés selon une déclaration du ministère de la Défense, pour un total de plusieurs dizaines de milliers de litres cumulés déversés, notamment au-dessus de l’État de Rondônia, où le feu est particulièrement présent. 

Alors que des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes brésiliennes depuis déjà quelques semaines, et que le G7 appelait ce week-end à aider l’Amazonie “le plus vite possible”, The Guardian rapporte un chiffre pour le moins inquiétant : depuis le début de l’année, ce sont près de 80 000 départs de feu qui auraient été enregistrés au Brésil, soit le chiffre le plus élevé depuis 2013 rapporte l’Institut National de Recherche Spatiale brésilien (INPE). Après avoir accusé Emmanuel Macron d’instrumentaliser la situation, le président brésilien a finalement remercié dans un tweet publié ce week-end “les dizaines de chefs d’État”, prêts à aider son pays “à surmonter la crise qui intéresse seulement ceux qui veulent affaiblir le Brésil”. Parallèlement au déploiement des C-130 Hercules, ce sont également 43 000 soldats qui ont été officiellement mobilisés sur place, comme l’annonçait récemment le ministre de la Défense Fernando Azevedo e Silva.