Snapchat dénonce des intimidations anticoncurrentielles de la part de Facebook

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Par Amandine Jonniaux le

La guerre des réseaux sociaux est déclarée entre Snapchat et le groupe Facebook. La plateforme au logo jaune dénonce des pratiques anticoncurrentielles de la part de l’entreprise de Mark Zuckerberg et de ses réseaux annexes, ainsi que plusieurs tentatives d’intimidation. Une affaire qui pourrait finir par se régler devant les tribunaux américains. 

L’information vient du Wall Street Journal, et elle révèle des agissements plutôt étonnants au sein du petit monde des réseaux sociaux. Aussi célèbre pour ses filtres que pour avoir popularisé les stories éphémères, qu’on retrouve désormais sur de nombreuses autres plateformes, Snapchat serait actuellement en discussion avec la Federal Trade Commission pour dénoncer certaines pratiques anticoncurrentielles de la part de Facebook et Instagram. Selon un rapport baptisé “Projet Voldemort”, le réseau social au fantôme qui avait refusé d’être racheté par Mark Zuckerberg en 2013 pour la modique somme de trois milliards de dollars, aurait en effet accumulé de nombreuses preuves à l’encontre de ses rivaux, destinées à prouver des agissements anticoncurrentiels. Si l’on en croit le média américain, plusieurs documents tendraient ainsi à prouver qu’Instagram aurait notamment fait pression sur certains utilisateurs afin de supprimer les mentions à leur profil Snapchat dans leur présentation, sous peine de perdre leur badge de certification lorsqu’il s’agissait d’influenceurs ou de personnes célèbres. 

Autre axe d’attaque dévoilé par Snapchat, le fait qu’Instagram bloquerait volontairement des contenus issus du réseau social concurrent des trendings topics, comme des vidéos utilisant des filtres ou encore les contenus comprenant le hashtag #snCinClin. Un boycott arbitraire des onglets de recherche et d’exploration, qui pourrait coûter gros à la galaxie Facebook si les preuves venaient à être confirmées. À titre d’exemple, le géant Google s’est déjà retrouvé il y a quelques mois face à la justice américaine pour violation de la loi antitrust, relative à la liberté de libre concurrence. L’entreprise de Mountain View risquait alors une sanction à hauteur de 10% de son chiffre d’affaires