Nouvelles règles pour les trottinettes

Ville de Geeks

Par Olivier le

L’explosion des nouveaux moyens de transport individuels (trottinettes, hoverboards…) a rendu la vie des urbains bien difficile. Le gouvernement donne un cadre légal pour l’utilisation de ces véhicules.

Une véritable jungle, c’est parfois ce que ressentent les piétons lorsqu’ils arpentent les rues de leurs villes. Depuis deux ans, les trottinettes, hoverboards et autre gyropodes ont envahi les trottoirs, souvent de manière anarchique. La zone grise dans laquelle évoluaient ces nouveaux moyens de transport est désormais du passé : le secrétariat aux Transports a en effet publié au Journal officiel un décret sur les règles à respecter pour ces « engins de déplacement personnel motorisés » (EDPM).

Vitesse maximale, âge légal, parking…

La limite de vitesse autorisée est donc de 25 km/h. Les constructeurs devront soit brider leurs véhicules, soit informer les utilisateurs de la vitesse maximale de leurs engins. En cas de dépassement, l’amende peut être salée : jusqu’à 1.500 euros ! Néanmoins, on revient de loin puisque le législateur avait envisagé une limite à 20 km/h.

Il faudra également avoir 12 ans ou plus pour monter sur les EDPM. Oubliez les plaisirs de la conduite en musique : les écouteurs sont interdits pendant les courses. Et pas question de transporter une deuxième personne sur la trottinette, l’usage des véhicules est uniquement et exclusivement personnel. L’amende en cas d’infraction est de 35 euros.

Le décret éclaircit également les lieux où les EDPM peuvent circuler et se garer. Pas question de rouler sur les trottoirs, au risque d’une amende de 135 euros (les maires ont cependant la possibilité de faire des exceptions). Les trottinettes et les autres véhicules se contenteront des pistes cyclables, des voies vertes et des routes, mais uniquement là où la vitesse maximale est de 50 km/h et moins.

Pour garer les engins, le trottoir reste possible, à la condition de ne pas gêner les piétons. Les maires auront plus de latitude pour décider des endroits où ces véhicules pourront se garer grâce à la loi d’orientation des mobilités qui doit encore être adoptée. Ces règles sont bienvenue, non seulement pour les utilisateurs et les piétons, mais aussi pour les constructeurs qui vont pouvoir adapter leur offre.