
Alors que la société est toujours sur liste noire américaine, Huawei a décidé de passer à l’offensive en France contre ceux affirment que la firme est contrôlée par l’État chinois. Huawei a ainsi « déposé trois plaintes contre X avec constitution de partie civile pour diffamation publique envers un particulier en mars 2019 », indique-t-elle dans un communiqué officiel.
Ces plaintes ont été déposées à l’encontre de deux experts français ayant affirmé que la marque était contrôlée par le parti communiste chinois durant plusieurs émissions télévisées diffusées en tout début d’année. « Ces affirmations sont totalement fausses, Huawei est une entreprise privée, détenue à 100% par ses employés », s’est défendue la firme, tout en précisant que « depuis 30 ans, il n’y a jamais eu de problème de cybersécurité sur les produits Huawei. » Pour autant, la marque a indiqué respecter « l’indépendance des médias et la liberté de la presse » et précisé que les plaintes en question « visent les auteurs des propos diffusés et non les médias qui les rapportent. »
La marque chinoise, actuellement deuxième plus gros vendeur de smartphone et plus grand équipementier télécoms au monde, subit de nombreuses accusations depuis le début de l’année. Le gouvernement américain a accusé publiquement la marque de se servir de ses réseaux télécoms implantés dans le monde entier à des fins d’espionnage et tente d’empêcher la firme d’implanter ses équipements 5G sur son territoire mais aussi chez de nombreux alliés américains, dont les pays européens, la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Depuis le mois de mai 2019, les États-Unis ont ainsi décrété un embargo afin d’empêcher Huawei de collaborer avec des entreprises américaines, ce qui a notamment conduit la firme à perdre l’accès aux services de Google sur ses récents smartphones.
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