Berlin aurait des preuves de liens entre Huawei et Pékin, l’équipementier dément

Général

Par Remi Lou le

Depuis ce matin, la presse allemande affirme que Berlin serait en possession de preuves indiquant que Huawei aurait collaboré avec les autorités chinoises. La marque chinoise a répondu et réfute strictement cette hypothèse.

Nouveau rebondissement dans l’affaire Huawei. Selon la presse allemande, Berlin serait en possession de preuves que le géant des télécoms aurait bien collaboré avec les autorités chinoises. « À la fin 2019, des renseignements nous ont été transmis par les États-Unis, selon lesquels Huawei a coopéré de manière avérée avec les autorités de sécurité chinoises » indique le journal Handelsblatt, relayé par Reuters. Berlin n’a pas détaillé outre mesure les preuves citées, mais la nouvelle fait déjà l’effet d’une bombe dans le sens où la plupart des pays cherchent à s’approvisionner en équipements 5G afin d’accueillir la nouvelle norme réseau, dont l’Allemagne, qui est actuellement en train de débattre sur le cas de Huawei. Si l’accusation est avérée, il sera ainsi bien compliqué à Huawei de fournir ses équipements en Allemagne, voire dans toute l’Europe. Très rapidement, Huawei a répondu aux accusations et affirmé que l’entreprise « n’a jamais fait quoi que ce soit pour compromettre la sécurité des réseaux et données de ses clients, et ne le fera jamais. » Huawei poursuit en affirmant que « l’article du Handelsblatt répète des allégations anciennes et infondées sans fournir la moindre preuve concrète », faisant certainement référence aux nombreux soupçons d’espionnage envers la marque en raison du passif de son fondateur, Ren Zhengfei, qui a autrefois servi dans l’armée chinoise, et membre du Parti communiste chinois. Ces soupçons sont notamment attisés par les États-Unis, en guerre contre Huawei depuis plusieurs années, et qui a récemment pris des mesures empêchant la marque chinoise de collaborer avec des entreprises américaines. En ce qui concerne le développement de la 5G, la position actuelle de Washington appelle par ailleurs ses alliés à ne pas se fournir chez Huawei, en affirmant que l’équipementier serait à la botte de Pékin.

Source: Reuters