Un hacker plaide coupable après avoir piraté les serveurs de Nintendo

Jeux Vidéo

Par Felix Gouty le

Le jeune Californien aurait utilisé les identifiants d’un employé de Nintendo pour obtenir des informations confidentielles sur la Nintendo Switch. Celui-ci détiendrait aussi des images et vidéos de pédopornographie.

Le jeune hacker avait obtenu des informations confidentielles sur la Nintendo Switch avant sa sortie.

Un Californien âgé de 21 ans a plaidé coupable, vendredi dernier, pour piratage des serveurs de Nintendo et possession d’images pédopornographiques. En 2016, alors qu’il était mineur, Ryan Hernandez et un complice inconnu auraient utilisé la méthode dites du “phishing“, ou hameçonnage, pour extorquer les données personnelles d’un employé de la filiale américaine de Nintendo. Ils se seraient servis de ses identifiants professionnels et de ses certificats électroniques pour dérober des informations confidentielles sur la sortie de la nouvelle console du géant japonais du jeu vidéo. Avant la sortie en mars 2017 de la Nintendo Switch, Hernandez et son acolyte auraient diffusés publiquement plusieurs détails concernant la console sur divers forums et plate-formes, notamment le propre forum de Ryan Hernandez.

En octobre 2017, après une première visite du FBI, le Californien s’en serait tiré avec un simple avertissement en raison de son jeune âge. Cependant, en juin 2018, le jeune hacker aurait recommencé à s’introduire dans les serveurs de Nintendo pour en extraire de nouvelles informations. L’accusé s’en serait même vanté à de nombreuses reprises sur Twitter et Discord. En juin 2019, des agents du FBI se seraient rendus à nouveau à son domicile et auraient réquisitionnés l’ensemble de son matériel électronique. Ils y auraient découvert des milliers de fichiers confidentiels en provenance de Nintendo. Ils auraient aussi mis la main sur un dossier rempli d’images et de vidéos pédopornographiques. En conséquence, Ryan Hernandez aurait été accusé de fraude informatique et de détention de contenus pédopornographiques et encourait donc respectivement 5 et 20 ans de prison. Après avoir plaidé coupable dernièrement, l’accusé pourrait finalement n’écoper que de trois ans de prison, un dédommagement de 259 323 dollars à payer à Nintendo, et être recensé sur la liste des délinquants sexuels. Le verdict final sera rendu en avril prochain par le département de la Justice du tribunal fédéral du district occidental de l’état de Washington.

Source: EnGadget