Google poursuivi car il aurait exploité les données personnelles d’étudiants américains

politique

Par Felix Gouty le

D’après le procureur général du Nouveau-Mexique, Google aurait collecté et exploité les données personnelles d’étudiants américains pour améliorer le profilage économique de ses utilisateurs, allégation que la firme de Mountain View a fermement démenti.

 

L’un des modèles de Chromebooks de Google pointés du doigt dans l’affaire (Crédits : Samsung / Google).

Google collecterait-il vraiment les données personnelles d’étudiants américains à qui il a offert des Chromebooks ? Oui, selon le procureur général du Nouveau-Mexique. Ce jeudi 20 février, Hector Balderas a déposé une plainte contre la firme de Mountain View pour collecte et exploitation des données personnelles d’élèves et étudiants du Nouveau-Mexique par le biais de Chromebooks. Ces derniers leur auraient été offerts par la plate-forme G Suite for Education. Celle-ci collabore avec différents établissements scolaires à travers le monde pour fournir la suite bureautique Google et des ordinateurs portables gratuitement à leurs étudiants. Le procureur américain clame que le géant de la navigation web collecterait les données des étudiants sans l’accord de leurs parents. “C’est non seulement illégal mais c’est dangereux”, souligne Hector Balderas à The Verge. Depuis 2018, ce dernier serait toujours en procès avec Google et d’autres compagnies du numérique pour violation de la loi COPPA, ou de protection de vie privée en ligne des enfants. Il participerait aussi à une enquête anti-trust contre Google, menée par une cinquantaine de procureurs américains et soutenue par le gouvernement.

Aujourd’hui, la plainte accuserait la firme de fournir des Chromebooks dans l’objectif de tracer l’activité des étudiants en ligne et de s’en servir à des fins économiques. Parmi le type de données évoquées, la plainte s’intéresseraient plus particulièrement aux données de géolocalisation, à l’historique de recherches et de visionnages de vidéos YouTube mais aussi aux mots de passe enregistrés. Selon le procureur général, Google les aurait mises en œuvre – au moins jusqu’en 2014 – pour améliorer le profilage publicitaire de ses utilisateurs. En réaction à cette accusation, le porte-parole de Google, Jose Castaneda, a affirmé que ces allégations étaient fausses : “G Suite for Education permet aux écoles de contrôler la perméabilité d’un compte et requiert un accord parental dans certains cas d’utilisation. Nous n’utilisons pas les informations personnelles de nos utilisateurs de primaire ou collégiens pour améliorer notre profilage publicitaire. Les commissions scolaires décident elles-mêmes de comment elles souhaitent utiliser la suite Google dans leurs classes et nous faisons tout notre possible pour coopérer.”