L’API de suivi des contacts d’Apple et de Google fait ses débuts

Android

Par Olivier le

Apple et Google ont donné cette semaine aux développeurs un avant goût de leur interface de programmation commune destinée aux applications de « contact tracing ».

Du côté d’Apple, l’API baptisée Exposure Notification a fait son apparition dans les dernières bêta d’iOS 13.5 et de Xcode (le logiciel de développement du constructeur). Pour Google, c’est par le biais de bêtas de Google Play Services et d’Android Developer Studio que ces outils sont désormais à disposition des développeurs. La version finale est toujours attendue dans deux semaines environ.

Seuls les gouvernements et les agences de santé pourront utiliser l’API

Si tous les développeurs peuvent jeter un œil à l’API et commencer à créer des applications de suivi des contacts, seules les apps des gouvernements et des autorités de santé pourront l’exploiter complètement. Apple et Google n’ont pas l’intention de laisser quiconque faire n’importe quoi avec ces outils, qui « libèrent » en quelque sorte le Bluetooth.

Rappelons le principe : les smartphones iOS et Android vont pouvoir émettre des signaux en Bluetooth en arrière-plan, en épargnant la batterie autant que possible. Lorsqu’un utilisateur a été en contact avec une personne contaminée par le COVID-19, l’application le notifiera et proposera les mesures sanitaires à suivre pour casser la chaîne de la transmission du virus.

Apple et Google ont beaucoup réfléchi au respect de la vie privée. Ces signaux, dont les métadonnées sont chiffrées, intègrent des clés aléatoires générées chaque jour ce qui rend impossible l’association d’un signal avec un utilisateur. L’API ne trace pas les contacts au delà de 30 minutes afin d’éviter les suivis intempestifs. Les agences sanitaires pourront déterminer le niveau de risque de la transmission en fonction de la distance entre deux utilisateurs et la durée du contact.

Plusieurs pays devraient utiliser cette solution, comme l’Italie, l’Allemagne ou encore Singapour. Pour ce qui concerne la France, les autorités semblent bien parties pour développer une application avec des technologies « maison », bien qu’Orange ait laissé entendre que des discussions avec Apple sont en cours pour intégrer l’API.