Le coronavirus fait baisser les émissions de CO2

Général

Par Olivier le

C’est peut-être le seul et unique « avantage » du coronavirus : la suspension d’une grande partie de l’activité économique et les mesures de restriction des déplacements ont réduit les émissions de gaz à effet de serre.

Crédit : JuergenPM, Pixabay
Crédit : JuergenPM, Pixabay

La crise du coronavirus a forcé de nombreux pays à mettre en place des dispositifs pour restreindre fortement les déplacements en voiture et en avion, tandis que de nombreuses usines ont dû fermer provisoirement. Si les effets économiques s’annoncent désastreux, l’impact environnemental est lui plus positif. Selon des estimations de la publication Nature Climate Change, les émissions de CO2 dans l’environnement se sont réduites de 17% chaque jour en avril, en comparaison de la moyenne quotidienne enregistrée l’an dernier.

Une forte baisse, en attendant la reprise

La planète a retrouvé ses niveaux d’émissions de 2006. Le journal explique que cette réduction significative du CO2 provient d’abord de l’industrie, de la production d’énergie, du transport et des livraisons. L’empreinte carbone du secteur aérien a fondu de 60%. On peut estimer que ce qui est bon pour la planète est finalement bon pour ceux qui vivent dessus… Mais les scientifiques et les spécialistes de l’environnement préviennent que cette chute n’est que temporaire.

Car cette diminution soudaine des émissions de CO2 n’est pas due à des raisons structurelles. Les gouvernements et les industries n’ont pas décidé de réduire volontairement leur empreinte carbone par des mesures de fond : cette baisse de 17% est la conséquence de la conjoncture liée à la pandémie. Lorsque l’économie pourra repartir comme avant, il est à craindre que les émissions de gaz à effet de serre retrouvent leur niveau habituel, hélas !

Pour que le changement climatique change de route, il faudrait des modifications systémiques et de long terme dans la manière dont l’homme se déplace, consomme et produit. Les projections pour l’année 2020 devraient d’ailleurs montrer une baisse modeste des émissions de CO2 : si celles-ci remontaient à leur niveau d’avant l’épidémie dès la mi-juin, la réduction annuelle ne sera que de 4%.

Source: Nature