Des hackers russes et nord-coréens auraient ciblé des fabricants de vaccin anti-COVID-19

Sécurité

Par Felix Gouty le

Les services de sécurité informatique de Microsoft affirment avoir empêché de nombreuses cyberattaques, originaires de Russie et de Corée du Nord. La cible ? Des travaux de recherche de grands laboratoires pharmaceutiques concernant des traitements et vaccins contre le COVID-19.

Crédits : @B_A via Pixabay

Tandis que des laboratoires comme Pfizer et BioNTech semblent travailler d’arrache-pied pour déployer un premier vaccin contre le COVID-19, certains n’auraient pas l’intention d’en faire de même et préféreraient justement s’emparer et profiter du travail des autres. Les services de cybersécurité de Microsoft déclarent aujourd’hui avoir relevé de nombreuses cyberattaques à l’encontre de sept grands laboratoires pharmaceutiques et instituts de recherche, situés en France, aux États-Unis, au Canada, en Inde et en Corée du Sud et s’occupant de rechercher des traitements contre le virus SARS-CoV-2 – dont des vaccins. D’après les experts en sécurité informatique de la firme de Redmond, ces piratages proviendraient de hackers russes, dont une source surnommée Strontium, et nord-coréens, dont deux provenances appelées Zinc et Cerium.

Parmi ces derniers, certains auraient, en majorité, tenté de forcer une connexion à des plateformes en essayant très rapidement des milliers voire des millions de combinaisons générées automatiquement. D’autres se seraient tournés vers des méthodes de phishing, en se faisant passer pour des recruteurs ou des représentants de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Microsoft affirme être parvenu à contenir la plupart des piratages. « C’est troublant de voir ces défis sanitaires, relevés pour combattre la pandémie, être la cible de cyberattaques dans le but de perturber les autorités sanitaires, clame Tom Burt, vice-président de la sécurité informatique chez Microsoft, dans un communiqué relayé par The Verge. Ces cyberattaques sont inconscientes et devraient être condamnées par n’importe quelle société civilisée. » Ce n’est malheureusement pas la première fois que des recherches scientifiques d’intérêt sanitaire sont la cible de tels hackers. En juillet dernier, les services secrets de plusieurs pays avaient accusé le groupe de hackers russes APT29, aussi connu sous le nom « Cozy Bear », d’en être responsable.