Premier essai pour le drone Loyal Wingman de Boeing, piloté par l’intelligence artificielle

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Par Olivier le

Boeing a lancé avec l’armée australienne les premiers essais du Loyal Wingman, un drone qui utilise l’intelligence artificielle, ce qui lui permet de prendre des décisions en vol.

Crédit : Boeing
Crédit : Boeing

Ce premier essai en vol, réalisé pour le compte de la Royal Australian Air Force (RAAF), a permis d’éprouver les technologies mises en œuvre pour ce drone, surnommé Loyal Wingman. Le test était supervisé au sol par un pilote de Boeing, et tout s’est bien déroulé.

Pour les militaires et pour le civil aussi

Comme d’autres drones sans pilote humain embarqué, ce modèle suit un parcours prédéterminé en amont. Mais la technologie Airpower Teaming System (ATS) lui permet de prendre des décisions en cas de problème. L’intelligence artificielle dont le Loyal Wingman est équipé le rend bien plus polyvalent qu’un drone piloté depuis le sol ou qui a un programme de vol déterminé. Il peut ainsi gérer seul son plan de vol. Un atout d’importance dans une flotte !

Le drone affiche une envergure de 7 mètres, pour une longueur de 11,5 mètres. Son autonomie est de 3.500 km. L’avion peut être intégré au sein d’une escadrille et prendre davantage de risques que les pilotes humains : en cas de crash ou d’explosion en vol, on ne perd que du matériel finalement. Et au-delà d’un usage purement militaire, le drone peut aussi trouver une utilité dans le civil, pour des missions d’exploration ou de recherche.

« Le projet Loyal Wingman est pionnier dans l’intégration de systèmes autonomes et d’intelligence artificielle pour créer des équipes hommes/machines intelligentes », se réjouit le chef des armées aériennes australiennes. Si la RAAF soutient le projet, l’ATS n’a toujours pas décroché de contrats. Boeing s’est quoi qu’il en soit engagé à construire trois prototypes en Australie, avec dans l’idée de vendre cette technologie ailleurs dans le monde.

Source: Boeing