Le gouvernement chinois pose un ultimatum à Tiktok, Baidu et Tencent

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Par Amandine Jonniaux le

Après avoir lourdement sanctionné Alibaba, la Chine vient de poser un ultimatum aux grands géants du web pour corriger tout comportement anticoncurrentiel sur son territoire.

Crédits : Solen Feyissa via Unsplash

Les grands noms du web chinois se retrouvent dans le collimateur de Pékin. Après avoir infligé samedi une lourde sanction de 2,3 milliards d’euros au groupe Alibaba et à son fondateur Jack Ma pour abus de position dominante et pratiques monopolistiques visant à “entraver l’innovation dans le secteur des plateformes de vente en ligne”, le gouvernement chinois a mis en garde 34 autres entreprises du numérique, dont les géants Baidu, Tencent (WeChat) et ByteDance (TikTok). Convoquées par les régulateurs du pays, les entreprises ont désormais un mois pour rectifier tout comportement antitrust, explique l’Administration Chinoise du Cyberespace (CAC) dans un récent communiqué, sous peine de “sévères sanctions”. Outre la CAC, Pékin avait également convié l’Autorité de Régulation des marchés (SAMR) et l’Administration fiscale du pays.

Selon la Chine, la concurrence déloyale appliquée par certains géants du web sur son territoire est “un frein à l’innovation et au développement, et porte atteinte à l’intérêt des consommateurs”. Si jusqu’à présent la législation du pays s’était montrée plutôt permissive concernant les comportements des entreprises liées au numérique, il semblerait que les choses soient en train de changer. En mars dernier, une dizaine d’entreprises avaient déjà été convoquées par le régulateur chinois pour échanger à propos de la sécurité en ligne. Rappelons que depuis quelques années, de nombreuses plateformes locales ont réussi à émerger en Chine, propulsées par le flou législatif en matière de données et de concurrence, mais aussi par la censure pratiquée par Pékin concernant certaines applications étrangères, comme Twitter ou plus récemment Clubhouse, qui est aujourd’hui considéré comme une menace par le gouvernement.

Source: Capital