TikTok officialise son Centre européen de transparence et de responsabilité

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Par Amandine Jonniaux le

La plateforme préférée des jeunes a créé cette semaine un nouvel outil destiné à renforcer sa transparence en matière de modération de contenus.

© konkarampelas via Pixabay

“Avec plus de 100 millions d’utilisateurs à travers l’Europe, nous avons pour responsabilité de gagner la confiance de notre communauté comme du grand public”. Cette semaine, TikTok annonçait la création de son Centre européen de transparence et de responsabilité. Une étape importante pour le réseau social chinois, qui poursuit son engagement en faveur de la sécurité de ses jeunes utilisateurs et utilisatrices. Officialisé le 27 avril 2021, ce nouvel outil imaginé par la plateforme sera inauguré dès l’année prochaine en Irlande, et concernera l’ensemble des pays européens dans lesquels l’application est disponible. Concrètement, ce dernier devrait permettre à l’entreprise “d’apporter davantage de clarté sur nos équipes, méthodes et technologies pour faire de TikTok un espace divertissant, créatif et sûr”, indiquait récemment Cormac Keenan, chef de la confiance et de la sécurité de la plateforme dans un communiqué officiel.

Une vitrine pour plus de transparence

Basé en Irlande, ce Centre européen de transparence et de responsabilité sera notamment dédié à l’accueil d’experts et d’universitaires. L’entreprise pourra également y recevoir des figures politiques européennes afin de leur présenter les dernières décisions prises par la firme pour assurer une expérience utilisateur toujours plus sécurisée. Considéré depuis déjà quelques années comme le réseau social préféré des jeunes, TikTok s’efforce régulièrement de modérer plus efficacement ses contenus jugés problématiques. Il y a quelques mois, le réseau social avait mis à jour sa politique contre le cyberharcèlement. Ces dernières semaines, l’entreprise avait accéléré son engagement, en annonçant plusieurs nouvelles mesures destinées à garantir la sécurité des internautes, avant de faire appel à des associations européennes pour former un conseil consultatif de sécurité. Pour autant, le réseau social possède quelques casseroles à son actif : en plus d’être régulièrement accusé de fermer les yeux sur l’hypersexualisation de son jeune public — notamment via ses challenges parfois dangereux, la plateforme avait dû faire face en septembre dernier, à la diffusion massive d’une vidéo de suicide devenue virale.