Le projet, lancé en 2017, commence à porter ses premiers fruits. C’est en effet depuis l’usine Alstom de Belfort que la SNCF a levé le voile sur la motrice du TGV M, qui doit entrer en circulation en 2024 à l’occasion des Jeux Olympiques de Paris. C’est le patron de Voyages-SNCF, Alain Krakovitch, qui a partagé les premières images de ce TGV du futur.
Un meilleur bilan carbone
Premier constat : cette motrice a une allure qui n’est pas sans évoquer le célèbre Shinkasen japonais ! En dehors de ce design très aérodynamique, le TGV M a de nombreux atouts. Il pourra ainsi compter jusqu’à 740 places, contre un maximum de 600 dans les TGV actuels. La motrice pourra tracter de 7 à 9 voitures, en fonction des besoins.
L’intérieur des voitures pourra être complètement reconfiguré pour passer de la 2e à la 1ère classe, et inversement. L’espace sera modulable, les sièges pourront facilement être retirées pour ajouter des rangements à vélo ou à bagages. Par ailleurs, ce TGV de 4e génération affiche un bilan carbone plus flatteur que celui de ses prédécesseurs : 97 % de ses composants sont recyclables, tandis que qu’il consomme 20 % d’énergie en moins.
A Belfort, nous découvrons le « nez » de la première motrice du #TGVM et je voulais partager ce moment avec vous !
Une forme toujours plus aérodynamique, pour une meilleure pénétration dans l’air permettant une économie d’énergie de 20 %.
Un éco #TGV -4ème génération-pour 2024! pic.twitter.com/DheevkZs6F— Alain Krakovitch (@alainkrakovitch) May 26, 2021
Si les premiers TGV M doivent circuler entre Paris et le Sud-Est au premier semestre 2024, il faudra attendre jusqu’en 2031 pour que l’ensemble des commandes passées par la SNCF lui soit livré. Alstom produit le train à grande vitesse à Belfort ainsi que dans son usine de La Rochelle. Le transporteur a acheté 100 unités du TGV, pour un montant de 2,7 milliards d’euros.