Google lance son application pour détecter les maladies de peau

L’application, qui fonctionne grâce à l’intelligence artificielle, pourrait bientôt être déployée en Europe.

Application Google contre les problèmes de peau
© Google

Utiliser l’IA pour détecter rapidement et simplement des problèmes de peau, c’est le nouveau pari de Google. Dans un billet de blog publié il y a quelques semaines, le géant du web expliquait ainsi voir passer “près de dix milliards de recherches liées à des problèmes de peau, d’ongle et de cheveux”. Une situation somme toute rassurante, puisqu’elle prouve que nous ne sommes pas les seuls à se ruer sur notre smartphone à chaque bouton mal placé, et qui a visiblement donné des idées à la firme de Mountain View.

De la reconnaissance d’image au service de la dermatologie

Ainsi, Google espère bientôt nous permettre de détecter et d’analyser d’éventuels problèmes de peau aussi simplement qu’en prenant une photo. Grâce à un smartphone et à l’intelligence artificielle, l’entreprise lancera prochainement une application capable de mettre un nom sur près de 288 pathologies reconnues. Pour l’utilisateur, il suffira de prendre trois photos de la “zone à problème” (ongles, peau, cheveux), puis de répondre à un questionnaire concernant ses symptômes. L’outil se chargera ensuite d’assurer un premier diagnostic, tout en enrichissant sa propre base de données.

Google ne veut pas remplacer un médecin

À vouloir s’immiscer sur le terrain de la médecine, Google savait qu’il allait devoir tenir de sérieux comptes. Ainsi, l’entreprise a bien précisé qu’elle n’avait pas pour vocation de remplacer un véritable avis médical, ni de fournir un diagnostic définitif : “Nous espérons simplement qu’il vous donnera accès à des informations fiables afin de pouvoir prendre une décision plus éclairée sur votre prochaine étape”.

Autorisé en Europe… mais pas aux États-Unis

Rendez-vous à la fin de l’année prochaine donc, pour tester en conditions réelles cette nouvelle application imaginée par Google. Chose assez rare pour être précisée, cette dernière a été approuvée sur le vieux continent, mais s’est vue retoquée par la Food and Drugs Agency américaine. Google n’a pour le moment pas fait de commentaire officiel à ce sujet, on ignore donc si cette interdiction est temporaire ou ferme et définitive. De son côté, l’Europe travaille actuellement sur un projet global visant à réguler l’utilisation de l’intelligence artificielle sur son territoire.