Volvo, qui a pris l’engagement de la carbo-neutralité à l’horizon 2050, a reçu le premier lot d’un acier proprement miraculeux : sa production n’a nécessité aucune énergie fossile. C’est SSAB, une entreprise suédoise, qui a mis au point le processus de conception du matériau dans le cadre du programme Hybrit. Et il pourrait bouleverser complètement la production automobile, une industrie qui cherche des solutions pour supprimer son empreinte environnementale.
Une production d’acier sans empreinte environnementale
Pour réduire significativement les émissions de CO2, il ne suffit pas de rouler électrique. C’est toute la chaîne qui doit s’adapter, de la production de l’énergie qui sert à rouler à la fabrication même du véhicule. Une fabrication qui nécessite de l’acier bien sûr, et c’est là que SSAB intervient avec un processus réduisant l’impact écologique de la production de l’acier.
Pour créer de l’acier, il faut du minerai de fer, de la chaux et du coke, autrement dit du carbone provenant du charbon. Avec l’aide de ses partenaires LKAB et Vattenfall, SSAB est parvenu à remplacer le coke par de l’hydrogène propre. Par ailleurs, la production passe par des fours à arc électrique, en fait des électrolyseurs à hydrogène alimentés par de l’énergie renouvelable.
SSAB ne s’est pas arrêté là : les fournisseurs du minerai de fer doivent suivre des protocoles pour éliminer leurs émissions de CO2. La fabrication de cet acier ne nécessite plus aucune énergie fossile. SSAB devrait lancer la production en volume de son acier en 2026, accélérant ainsi un programme qui aurait dû être lancé en 2045.