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« Une fumée noire et une odeur de brûlé » dans l’ISS selon Thomas Pesquet

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Un réveil en catastrophe pour les astronautes, alors qu’un départ de feu a été signalé dans la partie russe de la station.

Alors que la station spatiale internationale dort tranquillement, à 4 h du matin, heure de Moscou, un détecteur de fumée retentit dans le secteur russe. L’équipage est alors réveillé en urgence et selon les propres mots de l’astronaute français Thomas Pesquet, il remarque une fumée noire au sein de la station ainsi qu’une odeur de « plastique brûlé ». Le genre de choses que l’on n’aime pas voir à 400 kilomètres au-dessus de la Terre, dans une capsule bourrée d’oxygène et donc hautement inflammable. 

Alors quelques heures après les faits que savons-nous sur ce mystérieux départ de feu ?

Selon l’agence spatiale russe Roscosmos, la sécurité des astronautes n’a jamais été mise en danger par ce possible incendie. Ce dernier aurait pris dans le module de service Zvezda, qui fait partie de l’aile russe de la station. Néanmoins Moscou assure que tout est sous contrôle. La station ne souffre d’aucun danger et un filtre d’air a été utilisé pour empêcher toute possibilité de pollution au sein du reste de l’ISS.

Voulant minimiser au maximum l’événement, l’agence russe a décidé de laisser ses deux cosmonautes au travail aujourd’hui, eux qui doivent faire une sortie extravéhiculaire ce jeudi après-midi pour finir d’amarrer le tout nouveau module russe Nauka. 

Le secteur russe : le cœur du problème

Ce genre de problème n’arrive pas souvent dans l’ISS, mais coïncidence ou non, ils surviennent dans la très grande majorité des cas dans le secteur russe de la station. Cette partie, plus vieille que le reste, est en très mauvais état. Selon un rapport effectué par l’agence russe elle-même, 80 % des appareils présents seraient « en fin de vie ». Face au problème du vieillissement de ses équipements, la Russie compte apporter plusieurs réponses, comme fuir la station. Roscosmos ne prévoit en effet pas de faire de grands travaux dans l’ISS, elle qui travaille déjà avec la Chine pour construire une nouvelle station, et pourquoi pas une base sur la Lune dans les prochaines années. 

Délaissé par Moscou le projet ISS pourrait bien être abandonné par la Russie une bonne fois pour toutes. La question reste de savoir : si la Russie quitte le navire, qui va prendre en charge l’entretien de cette partie de l’ISS ? Du côté occidental on prévoit d’utiliser la station au moins jusqu’en 2024, mais un départ d’un acteur historique comme la Russie pourrait accélérer la chute de la station, au sens propre comme au figuré. 

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