Bien décidé à prendre des mesures contre le mal-être de ses utilisateurs, Facebook enchaîne les actions coup de poing. Mercredi, l’entreprise américaine a annoncé avoir entamé des mesures contre les “contenus sexuellement explicites”. Cela inclut tout particulièrement les cas de harcèlement sexuel à l’encontre de célébrités.
En finir avec la sexualisation des VIP
Via cette mesure, la firme de Mark Zuckerberg a ainsi précisé qu’elle s’attèlerait désormais à supprimer toute publication, groupe ou évènement ayant pour sujet la sexualisation d’une personnalité publique, non seulement sur Facebook, mais aussi sur Instagram. Seront ainsi concernés, les fanarts (dessins), les images photoshopées ou tout autre contenu “dégradant” qui aurait pour objectif de sexualiser une personne connue. On imagine déjà que cette interdiction concernera aussi les fanfictions, particulièrement populaires sur les réseaux sociaux.
Bannir les commentaires déplacés
Évidemment, les publications ne seront pas les seules concernées par cette nouvelle vague de nettoyage entreprise par Facebook. La firme a ainsi précisé dans un billet de blog publié mercredi, que les commentaires non sollicités à connotation sexuelle seront eux aussi supprimés de manière systématique, avec une attention toute particulière aux dérives des effets de masse.
Objectif de la manœuvre pour Facebook : protéger ses abonnés les plus célèbres, et s’assurer ainsi de leur fidélité envers ses différentes plateformes. Dans son post de blog officiel publié mercredi, Antigone Davis, responsable mondiale de la sécurité chez Facebook, a ainsi détaillé :
“Les personnalités publiques — qu’il s’agisse de politiciens, de journalistes, de célébrités ou de créateurs — utilisent Facebook et Instagram pour interagir directement avec leurs abonnés. (…) Nous avons fait le choix d’apporter ces changements parce que des attaques comme celles-ci peuvent transformer l’image publique d’une célébrité en arme qui se retourne contre elle, ce qui est inutile et souvent sans aucun rapport avec son activité principale”.
En prenant cette nouvelle série de mesures contre le harcèlement en ligne, Facebook espère sans doute faire oublier le récent — et douloureux — épisode des Facebook Files. Rendus publics par la lanceuse d’alerte et ancienne salariée du groupe Frances Haugen, plusieurs documents internes du groupe attestaient de la dangerosité d’Instagram sur la santé mentale des utilisateurs de la plateforme.